Les logiciels libres ne sont pas forcément gratuits. Derrière chaque logiciel GNU/Linux, il y a du travail, du jus de cerveau, des heures de codage et de débuggage. POur l’instant, la communauté tourne pas mal grâce au bénévolat, mais c’est surtout parce que pas mal de développeurs sont payés par ailleurs plutôt bien pour cracher du code... souvent pour Windows.
Je ne pense pas qu’il faille aller vers le libre juste en pensant que c’est un énorme open bar et qu’on va se goinfrer grave : avec ce genre de logique, on finira par couler la bête. Le libre est communautaire et contributif, mais surtout, il ne s’oppose pas fondamentalement avec le payant. J’ai d’ailleurs déjà acheté des logiciels libres, parce qu’ils répondaient à un besoin et qu’ils étaients développées par une entreprise spécialisée.
Le libre a besoin du soutien de ses utilisateurs : de l’argent, pour ceux qui en ont, du support, pour ceux qui ont moins d’argent. Je participe de temps à autre à la communauté avec des retour de bug, des suggestions d’amélioration, ce genre de truc. L’implication des utilisateurs est aussi très importante pour la survie du modèle, en fonction des possibilités de chacun.
Sinon, comme beaucoup de libristes, je facture mon temps de travail pour le déploiement de logiciels libres auprès d’entreprises qui n’ont pas le temps de le faire elles-même, en interne. C’est du libre (mes clients ne sont pas liés à moi pour l’éternité : ils peuvent prendre en main leurs logiciels ou les faire maintenir par d’autres prestataires), mais ce n’est pas gratuit !