Dans un article de Libé du 10 octobre, Pierre Marcelle s’en prend à Bourdieu à propos de Ségolène Royal. Mais il « oublie » de rappeler que Bourdieu s’était exprimé dans à peu près les mêmes termes sur son ex-patron Serge July, à qui il attribue dans la vidéo un « tempérament de chef » de droite.
Marcelle reproche à Bourdieu :
http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/209527.FR.php
de ne pas avoir mentionné le nom de Ségolène Royal et d’avoir parlé de « la femme de Hollande ». A nouveau, il oublie de dire que cette phrase avait un ton interrogatif, demandant à ses interlocuteurs quel était le nom de cette personne. Il reprend la phrase en disant : « Ségolène Royal.... ». Peut-on reprocher à Bourdieu de ne pas connaître par coeur le nom de tous les ministres ?
Mais, de surcroît, peut-on vraiement nier l’existence d’un « effet de couple » Hollande-Royal, alors que Ségolène Royal a été embauchée par Mitterrand via Attali en 1982 après François Hollande qui était devenu chargé de mission de l’Elysée en 1981 ?
Lire aussi ce petit extrait :
http://www.nouvelouest.com/index.php?section=edito&edito=6
Le sénateur Michel Charasse qui compte parmi ses amis politiques raconte volontiers, en tant que témoin de l’incident, qu’en 1992 alors que François Mitterrand venait de la nommer ministre de l’Environnement, Ségolène Royal l’avait appelé pour le remercier à sa façon :
« Alors, vous êtes contente ? » questionne le Président.
« Oui, je vous remercie, mais ce pauvre François, il n’a jamais rien, ce serait bien qu’il entre au gouvernement lui aussi ».
« C’est difficile de nommer à la fois le mari et la femme » rétorque le Président.
« Mais on n’est pas mariés. Ce n’est pas juste de lui faire payer le fait de partager ma vie » rétorque la nouvelle ministre.
« Eh bien, je nomme François à votre place » s’amuse Mitterrand.
« Ah, non ! », rétorque, furieuse, Ségolène Royal...