@ zen
Voilà que tu te lances maintenant dans la psycho des bazar... Je te cite :« je crois que P.Adam a une conscience déchirée »... Fichtre, je me suis allongé sur quel divan chez toi ? Qu’est-ce que tu connais de ma vie et de ma conscience. Tu peux me le dire, ça pourrait m’intéresser pour mes fiches d’anthropologies portant sur les philosophes à la retraite. Tu n’as toujours pas compris que la seule chose qui peut me déchirer c’est la réalité. Alors je te conseille de relire Stephan Zweig. Et tu finiras peut-être par comprendre, mais j’en doute.
Tant que tu ne comprendras pas toi-même que « expliquer et comprendre » est donné à tout le monde, et que c’est la chose la plus facile qui soit... Accepter en est une autre. Et c’est une autre paire de manches que de tracer des perspectives... Là, tu devrais relire un peu de Rimbaud ( mais je pense que tu n’en as jamais lu). La philo, c’est l’ennemie de la poésie. « Et pressentant violemment la voile.... » Ca te dit rien bien sûr... Rimbaud, à vingt ans, il s’est cassé du monde des mots, et il est allé vivre. Il n’a pas fait de la philo de garage.
Et toi, tu n’as toujours pas appris à lire... à ton âge.... En effet, tu écris « Il ne hait pas l’islam, mais s’acharne, par ses généralisations,à nous montrer le contraire. S’en rend-il compte ? Un vrai paradoxe ». J’ai écrit plusieurs fois que je n’aime pas l’islam. C’est pas clair ça ? Qu’est-ce qu’il faut que je raconte encore. Je considère l’islam comme la plus mauvaise des religions qui se prétendent rattachées à un monothéisme qui n’apporte plus rien à l’humanité que le malheur et la violence. Et, que ça te plaise ou non, j’en ai le droit. Et je dirai même, qu’il est du devoir de chacun de bien analyser ces différents courants de pensée, si on veut se préparer un avenir plus ou moins serein. Pour ce qui est des musulmans, c’est autre chose. Il y a ceux que j’aime, ceux que je supporte, et ceux qui m’insupporte. C’est pareil pour les chrétiens, les juifs, les chinois, les chiens ou les chats, et je n’ai par contre aucune affinité avec les gens qui se passionnent pour les poissons rouges.
Quand je dis « je ne haïs pas, je vomis », je m’adresse à un individu (ou un groupe d’individus parfaitement identifiés que j’appelle « meute »). T’as pas compris ça non plus ? Tu crois que je vais passer ma vie à faire des contorsions imbéciles devant des ignares ? La dieudonisation de notre société me donne envie de gerber, ou tout au moins de ruer dans les brancards et je remercie Agora de m’en donner la possibilité. Je le fais avec mes moyens et mes formes d’expression. Ceux que ça gêne, qu’ils changent de chaîne. Je ne cherche pas ici à me faire un fan club comme les gominés du verbe cloaqueux.
Tu cites Spinoza, et moi je te citerai Vigny. « La mort du loup ». Et là aussi c’est de la poésie. « Gémir, pleurer, prier est également lâche ». Je trouve que c’est rabaisser l’humanité entière que de venir pleurer devant les autres, que ce soit à la télé (on fait ça tous les jours) ou dans les médias (et Agora n’est pas à l’abri). Que fait la Tanjahyène sinon chialer à longueur des fils et puis gueuler sa rage parce que ces pleurnicheries n’intéressent personne que les mielleux, les englués et qu’elle ne s’en contente pas vu que sans avoir le courage de le formuler elle se rend compte que ces gens ne peuvent que lui apporter ce qui déjà lui fait mal : le vide et le carcan idéologique dans lequel elle se sent coincée mais qu’elle n’a pas la force (ou l’intelligence) d’entrouvrir... Analyse un peu ça, au lieu de faire de la psycho de babouches.
Tu me reproches une absence de « mise en perspective historique et socio-économique, comme si ces problèmes tombaient du ciel » alors que tout ce que j’écris apporte la preuve contraire. Je ne me contente pas de faire du copier-coller dans des travaux universitaires ou de pseudo compte-rendus journalistiques. Je ne fais pas de la wikipédialisation comme bon nombre d’intervenants. Tout ce que j’avance, je l’ai dans ma tronche. Je confronte tout ce que je vois dans une contextualisation culturelle d’autant que mon immersion dans la vie au Sahara m’a permis de pousser une expérience assez orginale de confrontation d’un Occidental au fond d’une une société « fossile ». Et tu penses qu’il n’y a aucune « mise en perspective » là-dedans ?
J’ai conscience depuis des années que nous allons vers un conflit culturel majeur. Et comme l’a très bien remarqué Marsu, je milite pour qu’il éclate au plus tôt afin qu’on en paye le moins possible les pots cassés. Je considère que ceux qui combattent (ou freinent) cette tactique sont de dangereux criminels. L’histoire jugera. Bayrou n’a rien dit d’autre dimanche dernier à « Ripostes ». Est-il un extrémiste ? Vas-tu nous faire de la phycho bayroutiste maintenant ?
Patrick Adam