Le LEP et le LDD sont des livrets ouverts dans les banques par les épargnants.
Les fonds récoltés via ces comptes sont, pour l’instant, transférés à la CDC. Les organismes travaillant pour le logement social (et certains autres mais c’est très limité) peuvent alors emprunter à la CDC (au condition du marché), qui se sert des liquidités déposées par les épargnants pour cela.
Les roles de la CDC sont : la récolte et la gestion de l’épargne réglementée, la gestion des dépots et consignations, et la gestion de fonds (gestion de participation) pour le compte de l’Etat. Ce n’est pas une banque classique, et ses droits d’intervention sont très réglementés.
Donc l’idée, c’est que les fonds surnuméraires (les fonds récoltés en supplément à cause de la crise qui poussent les gens vers les livrets, et loin des titres) ne seront plus transférés à la CDC, mais mis dans un fond qui servira de liquidités aux banques.
Dans le fonctionnement bancaire classique, la banque, pour prêter, doit disposer d’une fraction du prêt en liquidités. Ces liquidités viennent soit de ses propres disponibilités, soit d’emprunts. Ce fond servira donc de "banque" pour les banques, qui pourront "emprunter" des liquidités à ce fond, pour pouvoir prêter aux PME.
Pour l’Etat, cette disposition a un autre intérêt. Les intérêts de ces livrets sont assurés par les crédits consentis par la CDC sur la base de ces fonds. Mais dans la situatio actuelle, les fonds risquent de devnir trop important par rapport aux besoins de crédits (qui dépendent du nombre de construction lancée). Donc les intérêts des crédits risquent de ne pas couvrir le volume des intérêts versés réglementairement aux épargnants. Les intérêts manquants sont assurés réglementairement par l’Etat.
Mais concernant ces 22 milliards, on peut supposer (il faudra voir le décret) que les intérêts liés aux prêts consentis serviront pour payer les intérêts des épargnants. Donc pour l’Etat, c’est une économie (900 millions en intérêts que l’Etat ne devra pas versé).