Cet article s’ajoute à tous ceux qui montrent chaque jour le travers que l’Etat a développé chez tous les Français pour accroître son pouvoir : Chacun doit tendre à bout de bras, au dessus de sa tête, un grand entonnoir pour recueillir la manne qui tombe du ciel. La loi Dalo en est un exemple parfait : c’est le parapluie sans la manne.
Ce n’est pas des lois qu’il faut pour loger les gens, c’est des maçons. On les empêche de travailler. Toute personne qui veut construire sur son terrain est dans l’illégalité sauf - cas de plus en plus rare - si elle décroche un permis de construire. Le gel des terrains crée la pénurie de logements et maintient des prix anormalement élevés malgré la récente baisse. Et, au cas où on parvient à construire, les taxes et cotisations sur les salaires (la vache à lait de l’Etat et de la protection sociale) qui, dans les métiers du bâtiment, sont la principale source de coût, se chargent d’augmenter la facture.
Quant au logement "social", qu’on cesse enfin de nous mentir ! Il y en a plus de quatre millions en France dont les deux tiers sont occupés par des gens qui ne sont pas du tout dans le besoin (parmi eux, il y a beaucoup de fonctionnaires, chacun de nous en connaît). Il suffirait de leur vendre leur logement et on en tirerait largement assez pour loger TOUS les pauvres, qu’ils travaillent ou non, sans que nos impôts (et/ou notre dette) n’augmentent d’un centime. Ils diminueront même car on n’aura plus besoin de louer des chambres d’hôtel à prix d’or pour y entasser des familles.
Mais il y a un hic, un seul : le POUVOIR des fonctionnaires et des élus serait amoindri s’ils perdaient le monopole d’attribuer des logements - denrée rare et chère - à qui ils veulent. Alors, on continuera à nous raconter des histoires et à vouloir nous berner avec des lois incantatoires. Jusqu’à quand ?