Fatigués, tes neurons, ô Viking...
Dans ma ’folle’ jeunesse je frayais avec les royalistes, et si je tapais sur les cocos, je tapais aussi sur les ’bruns-noirs’. Mon meilleur souvenir de pugilat m’opposait à l’"Oeuvre française" de Pierre Sidos. Je rejetais tous les totalitarismes, depuis Robespierre jusqu’aux sérial-massacreurs du XXe siècle, Staline, Hitler, Mao, Pol Pot.
Et si j’ai toujous honni le totalitarisme, j’ai quand même évolué depuis. Normal en trente ans, tu ne crois pas ? On dit que si on n’est pas anar à vingt ans on n’a pas de coeur, si on l’est toujours à quarante on est c...n (je m’excuse auprès des anars... je ne fais que reprendre ce dicton). A seize ans j’aimais bien dire "la monarchie c’est l’anarchie plus un..." A l’heure actuelle je crois au parlementarisme et me méfie de tout système qui concentre les pouvoirs. Dictateur ou ’omni-président’.
Je garde une certaine nostalgie pour les monarchies... constitutionnelles. Question de continuité, de culture. Dans ce sens je me sens proche de la définition que Yukio Mishima donnait d’un empereur ’culturel’...
Quant aux "cocos", si je ne suis pas devenu l’un des leurs, je trouve qu’ils sont utiles comme contre-pouvoir - et je n’ai aucun mal à reconnaître que la meilleure critique de la toute puissance financière en France est celle de Besancenot.
Pour moi, est fasciste un régime qui, tout en préservant les apparences de la démocratie, pratique le culte du chef, musèle l’opposition par le recours aux menaces physiques et le quadrillage de la population par le parti au pouvoir, vante la force physique et la violence, use d’une rhétorique revancharde et agressive dirigée contre d’hypothétiques ennemis extérieurs et intérieurs. Ce type de régime se développe chez les peuples qui ont connu de graves crises économiques, des défates humiliantes, qui estiment qu’on ne respecte pas leur grandeur. Quand l’"honneur" national (souvent dirigé contre un bouc-émissaire commode)paraît plus important à la population que la liberté.
On peut glisser vers un régime fasciste - on peut aussi en sortir, l’Espagne et la Grèce en sont des exemples. Parfois il suffit que le ’chef’ soit remplacé par plus consensuel et moins autoritaire. Ou quel la société civile ne joue plus le jeu et résiste à l’intimidation. C’est ce que j’espère pour la Russie.