Les gens ne sont pas faciles à suivre.
Présidentielles : Ils votent pour celui qui fait le plus de promesses même si ces dernières sont tellement contradictoires et démagogiques que nous n’avons toujours pas fini d’en exploiter les côtés comiques - faute de mieux - tous les jours sur le réseau.
Législatives : Nouvellement liées aux présidentielles, les gens se sentent liés par une obligation morale de donner une majorité au Président. Ils désignent de fait une chambre d’enregistrement avec une majorité de godillots-fonctionnaires très bien payés et aux ordres.
Régionales : les gens votent massivement à l’inverse des législatives pour mettre à la tête de l’exécutif régional des dirigeants chargé de réparer les dégâts découllant du choix des présidentielles/législatives.
Cantonales : Curieusement, les gens ne voient, ni n’entendent jamais ces élus du conseil général départemental, des fantomes de la politique : Pas de débat, pas d’enjeu reconnu. Qui serait capable de citer le nom de son élu cantonal ? Du coup, on vote en fonction de ses convictions lorsqu’on en a, si c’est l’humeur du moment, 30% à droite et 30% à gauche pour le reste : Pif - pouf.
Municipales : C’est l’envergure de l’homme qui compte et son entregent local plus que ses convictions et sa loyauté. Le plus riche, le plus grand propriétaire, le second adjoint quand le maire sortant prend sa retraite, Du bagout, un sourire greffé sur le visage, du culot et des promesses et vous voilà maire. Pourquoi tant de rancoeur me direz vous ? Balkany - Chirac - Sarkozy et beaucoup d’autres "célébrités" ont commencé comme ça leur incroyable ascension et se sont bien les gens qui ont voté pour eux qui en sont directement responsables.
Qu’en conclure ? Les gens en général ne sont pas politisés et votent sans réelle connaissance du sujet. C’est dommage car cela perverti le processus démocratique et favorise la médiocrité politique. La solution ? Un permis de voter après avoir suivi une formation politique de base ? Anti-démocratique donc inacceptable, quel paradoxe !