Marc Bruxman, je saute sur l’occasion de ce cas particulier pour essayer de convaincre le libéral que vous êtes, que l’intervention d’une conscience collective sur les marchés n’est pas une mauvaise chose.
Vous venez d’expliquer que la régulation est souhaitable pour la majorité des cas mais que la loi est juste un outil inadapté car lésant certains cas particuliers. (je résume ainsi votre propos car pour moi, une auto-régulation post traumatique est moins souhaitable qu’une régulation intelligente qui anticipe le naufrage).
Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas agir globalement sur le système (par un système d’incitations, voire des lois), ça veut dire qu’il faut que le système d’incitations doit être le plus à même de favoriser les bons comportements, et tant pis pour les défauts et les cas particuliers lésés (la perfection n’existe pas).
Si la jungle ou le "chacun fait ce qui lui semble intéressant" conduit à des naufrages, autant réguler en lésant certains pour éviter les naufrages.
Devant la complexité, le crétin formate tout, le flemmard intellectuel regarde les intérêts se déchaîner, le sage tâche de comprendre le mieux possible (et donc réfléchit avec tous) pour poser un cadre souple et dynamique (intelligent) en vue d’éviter que la liberté de chacun oublie de considérer que nous avons tous, aussi, intérêt à ce que les comportements destructeurs, entropiques, résultant de la défense d’intérêts trop gourmants, soient faiblemet représentés dans la masse des comportements des acteurs.
Il est crétin de croire qu’on peut réguler des systèmes complexes à l’aide de cadres rigides, mais il est profondément stupide de croire que laisser faire fera par miracle émerger une organisation non catastrophique.
Il est intellectuellement lâche de s’arrêter à la conviction qu’il n’y a rien de mieux à faire que rien.
Autrement dit, l’état, la démocratie, a son mot à dire en économie, car le marché existe pour l’homme et par l’homme, et qu’il est absurde d’inverser ce qui est la source et ce qui est accessoire.