La crise actuelle n’est rien d’autre qu’un coup de balai dans nos rapports économiques et sociaux. Bien des choses du siècle (millénaire) passé sont en train de péricliter :
1 L’automobile. Le transport individuel bruyant et polluant n’a aucun avenir. Son cout deviendra vite prohibitif pour le commun des mortels. Malheureusement nos puissants s’accrochent à cette industrie un peu comme le pendu essayant de s’agripper à la corde. Au lieu de développer un transport en commun fiable et peu onéreux, il préfèrent faire des emplâtres sur la jambe en bois de l’industrie automobile, alors que de plus en plus de gens comprennent que l’avenir est dans les transports en commun et les communications électroniques pouvant remplacer une partie de déplacements physiques.
2. L’emploi. Dans le siècle passé nous avons développé la carrière professionnelle individuelle. On faisait le même métier toute la vie, dans la même entreprise, en attendant la retraite. C’est fini, ça. Il y a des fortes chances qu’un jeune d’aujourd’hui change plusieurs fois de métier dans sa vie. Le progrès scientifique et technologique, qui suit une courbe au moins exponentielle, fait que les métiers que le jeunes apprennent aujourd’hui dans les écoles ne seront plus actuels au moment de leur diplôme. Le plupart des métiers de demain (dans 10 ans) n’existent pas encore ; ils utiliseront des technologies dont on ne songe même pas et s’efforceront à résoudre des problèmes qu’aujourd’hui on ne connait pas encore.
3. Les médias : classiques, la télé, les journaux etc. n’auront plus aucune pertinence, ni impact, dans quelques années.. Tout sera phagocyté par Internet et, du coup, échappera au contrôle de l’etat qui essaiera désespérément d’y limiter les libertés, avec un succès très, très discutable, car l’Internet n’est pas une machine, c’est juste un protocole et, en tant que tel, indestructible. La récente campagne de diabolisation du Réseau des réseaux (repère des pédophiles et des voyous, comme d’habitude) en dit long sur leur désespoir. Reste que, on aura plus de choix pour nos loisirs, mais aussi plus de décisions à prendre.
4. L’economie : la virtualisation croissante de tout ce qui ne nécessite plus de support matériel (une très grande partie de la culture, par exemple) fera que l’argent aura de moins en moins d’impact dans cette anti-economie de l’immatèriel. Il ne representera plus que le matériel (la nourriture, le logement et le travail sur commande), l’immatériel ne fera à terme plus partie de l’economie monetaire. Libérée du joug mercantiliste, la culture sera accessible au plus grand nombre, et les valeurs anciennes comme propriété individuelle seront assombris par la connaissance et le partage.