@ del Toro
Votre commentaire n’est pas sans intérêt. Je vais donc y répondre en commençant par la fin.
Vous avez raison sur le probablement. Je n’aurais pas dû utiliser ce terme puisque je suis sûr de ce que j’avance mais, que voulez-vous, je ne voulais pas trop heurter mes contradicteurs et donner l’impression de vouloir passer en force.
Je ne suis pas un inconditionnel de Tresmontant et suis très loin de le suivre sur la plupart de ses conclusions et hypothèses. Par exemple, je place l’évangile de Jean en premier alors qu’il le voyait à la deuxième place après Marc. Tresmontant m’interesse énormément en tant que linguiste, ce que je suis pas et ne prétend pas être. Contrairement à ce que vous laissez entendre, en tant que spécialiste des langues anciennes, notamment de l’hébreu ancien, Tresmontant est une autorité reconnue.
Que Levi-Strauss ait choisi de travailler davantage sur les peuplades primitives américaines, c’était son choix. Je n’ai pas souvenance qu’il ait consacré un quelconque effort pour étudier les peuplades bibliques en tant qu’anthropologue.
Je ne connais pas Israël Finkelstein et je ne vois pas quelle rancoeur je pourrais avoir à son égard. Ce sont ses thèses que je réfute, de même que je réfute les thèses de la nouvelle archéologie française née sur le mont Beuvray.
Cette fin de millénaire a vu apparaître une archéologie dite scientifique... illusion ! ainsi que des archéologues qui ne se satisfont plus d’être des techniciens de fouilles mais qui veulent être considérés aussi comme des historiens et des penseurs. Je veux bien mais, au moins, qu’ils ne se contentent pas d’affirmer "scientifiquement’, qu’ils apportent au grand jour la justification de leurs interprétations, ce qu’ils ne font pas toujours.
C ’est vous qui prétendez que je défends l’archéologie biblique. Je ne me suis jamais posé cette question. Tout ce que je sais, en ce qui me concerne, peut-être du fait de mes connaissances militaires et mon expérience des hommes et des conflits, c’est que j’arrive à comprendre certaines choses que d’autres ne voient pas, ce qui est d’ailleurs pour moi un grand sujet d’étonnement.