Mon propos était simpliste j’en conviens tout simplement car je n’ai pas le temps de trop argumenter.
Pour Daher et Thomson (aeraunotique, défense, automobile...), vous avez raison, ils ne produisent pas de "merdouillerie chinoise" mais le problème qu’ils ont ou qu’ils peuvent avoir à terme (je ne connais pas bien leur position actuelle) c’est tout simplement que la R et D (la véritable recherche celle qui permet de passer de la bougie à la lampe électrique et pas celle qui essaye d’améliorer de 0,1% un produit) ne mène tout simplement plus nulle part depuis 20 ans. Je prendrai deux exemples de domaines dans lesquel les français sont spécialistes.
- le nucléaire : on n’est dans un cercle vicieux et ce n’est pas les EPR qui nous ferons sortir de ce dernier. Il faudrait controler très rapidement la fusion et pas dans 80 ans avec ITER. Les énergies renouvelables quand à elles ne resteront toujours qu’une force d’appoint à moins de véroler la surface du globe avec des éoliennes et des panneaux solaires.
- l’aéorospatiale : le principe des fusées tel qu’on les fabrique à 80 ans. Les seuls progrès qui ont été effectués concernent l’informatique embarquée. Pour le reste un V2 géant de conception allemande 1945 aurait très bienpu faire l’affaire. Pour l’aérospatiale militaire de nombreux économistes américains ont montré que si cette dernière prend une trop grande ampleur ça ne fait que pourrir l’appareil à long terme.
Et ne me dites pas qu’il n’y a pas d’autres moyens que le système de fusées pour atteindre l’espace.
Enfin, ce que je voulais dire concernant l’innovation et la politique de l’offre c’est que oui d’accord mais à une seule condition : que ça ne soit pas pour que les industriels nous sortent les mêmes objets que l’on a déjà avec un rendement supérieur de un quart de pourcent. Il faut de véritable rupture de paradigme.
Quand un système économique ne correspond à la société qu’il le porte il y a baisse tendantielle du taux de profit.
Quand la science n’accomplit plus de rupture de paradigme il y a baisse tendantielle de son taux d’emprise sur le réel.