@ C florian
J’avais sauté votre commentaire avec lequel je suis en tous points d’accord. Vous dites : « Paris et sa proche banlieue ne forme qu’un ensemble qui doit être cohérent. » Exact. Et c’était la philosophie du programme banlieues 89 malheureusement enterré par les bobos rocardiens de la seconde gôche qui nous a donné la gôche caviar et caviardée. Vous dites aussi : « la ville de Paris doit s’étendre afin de concentrer les pouvoirs et mener une vraie politique à l’échelle de la mégapole parisienne. » tout en regrettant que personne n’osera « mettre les pieds dans le plat ». Et c’est aussi vrai...
Je vais encore faire sauter les bien-pensants mais je suis pour la politique dite de la « tache d’huile » (un peu à la façon dont Lyautey a modernisé le Maroc en l’espace d’une quinzaine d’années). L’éparpillement n’est pas une méthode, ce n’est que pis-aller manipulé par tous ceux qui, face aux médias, ont perdu tout courage politique pour se réfugier, à la façon de ségolènifiante, derrière la « voix du peuple » qui n’est souvent qu’une cacophonie.
Les « Grand travaux » de Mitterrand ont fait de Paris, durant plus d’une décennie, la capitale architecturale du monde, n’en déplaise aux grincheux de service. On ne peut que regretter l’attitude négative de Chirac qui a bloqué de façon imbécile le projet d’Exposition Universelle... Les Grands Travaux dans Paris intra-muros ont pu entraîner des réaménagements urbanistiques interressants (à Bercy, autour de la TGB) quoique un peu trop abandonnés à des intérêts sectoriels, mais le « réalisme » rocardien a empêché que l’esprit créatif qu’ils avaient engendrés soient étendus à la banlieue. Pourtant, il faudra bien passer par là un jour, le plus tôt serait le mieux.
Bien à vous. Patrick Adam