@ Bernard : Je salue votre capacité à affronter l’impopularité voire l’ostracisation qui frappe tous ceux qui refusent de réciter la vulgate darwinienne. Tout comme un UMP se verra détester pour oser critiquer son "camp", tout scientifique émettant des critiques à l’encontre de Darwin devra endurer le mépris de nouveaux dogmatiques, athées ceux-là. Mais bon, avec eux vous ne risquerez pas le bucher, c’est déjà çà...
A l’époque de Darwin, les connaissances n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. En fait, Darwin espérait que ses idées soient validées par des découvertes futures. Or qu’en est-il ?
La science de la vie fait état d’une complexité insoupçonnée au 19è siècle. Darwin a fait beaucoup d’observations pertinentes sur le vivant mais il était prudent dans ses affirmations, à l’inverse de ses partisans d’aujourd’hui. Darwin admettait qu’un créateur ait produit une espèces primitive pour chaque espèce distincte et qu’ensuite une évolution ait amené la variété. (L’origine des espèces, Maspero T II p 576).
Cette idée n’est pas contraire à la science même si elle contrarie ceux qui -à juste titre- fustigent l’intolérance et l’obscurantisme religieux, notamment catholique.
Car le seul hasard ne peut expliquer rationellement la vie telle que nous la comprenons aujourd’hui. Dans la théorie de l’évolution il y a 5 étapes qui auraient abouti à l’origine de la vie :
1/ Une atmosphère primitive "appropriée" vient à l’existence
2/ Une soupe organique composée de molécules simples se concentre dans les océans
3/ Ces molécules donnent les protéines et nucléotides lesquels,
4/ Se combinent et acquièrent une membrane après quoi
5/ Ils développent un code génétique et commencent à se répliquer
Beaucoup de problèmes sont posés par cette success-story cosmique :
D’abord, l’atmosphère primitive, dont on ne sait rien. Cà démarre sur des hypothèses. Et une impasse ou dilemne résumé par Hitching (The neck of the Girafe) "Avec de l’oxygène dans l’air, le premier acide aminé n’aurait jamais vu le jour ; sans oxygène, il aurait été anéanti par les rayons cosmiques"
Bon, si, par extrême chance il réussi à "surgir"... il est seul. Or une protéine est comme un "collier" formé de 20 de ces acides aminés, 20 parmi 100 différents mais, tous de type L (lévogyre) (ou comme main gauche L face à main droite dextrogyre D) Alors, là le Hasard doit accomplir un nouveau tour de force : sélectionner dans la soupe parmi une centaine d’acides aminés, 20 d’entre eux, pas tous les mêmes, mais tous de série L. Si on ajoute que la variété de protéines qu’on peut obtenir des différentes combinaisons de ces 20 acides aminés standards moyennant leur sélection précise et leur place dans le "collier", cela donne le tournis.
Des calculs de probabilité conduiront cette chaîne d’événements dans la case "impossibilité". L’astronome Fred Hoyle dit ceci "A moins que par ses préjugés nés de ses croyances sociales ou de sa formation scientifique, on soit persuadé que la vie est née spontanément sur la terre, ce calcul écarte complètement cette idée." (Evolution from space, de F. Hoyle & C. Wickramasinghe, p24)
La vie fonctionne sur des lois chimiques précises. Une imprécision et c’est le bug génétique, le défaut de réplication, la dégradation de l’exemplaire (heureusement pas de toute l’espèce). Les mutations sont essentiellement des accidents : ils n’apportent rien de bon et dégradent le matériel vivant plutot que ne l’améliorent. Des phénomènes correctifs, tels leur moindre adaptation ou la stérilité évitent leur amplification qui dégraderait le patrimoine génétique global.
Quant à la sélection naturelle on mise bien trop sur ses capacités : une sélection, pour tirer un processus vers le haut, cad en l’occurence, mieux adapté, plus performant, plus apte, doit être intelligente, soit mettre en relation un but avec des moyens. Le hasard en est parfaitement incapable.
Qui veut vous faire croire au hasard ? La française de jeux.... et aussi certains scientifiques qui l’utilisent comme succédané de la Providence, comme un support de leur athéisme choisi.