Les fossoyeurs de l’université
Certains profs d’université, pas tous, mais surtout les grandes gueules et les idéologues n’ont rien à faire des étudiants si ce n’est de s’en servir comme des faire-valoir. Qu’on forme des jeunes qui sortent de l’université avec des diplômes sur des compétences sans débouchés, ce n’est pas leur problème. Que beaucoup d’étudiants de milieu pas ou peu favorisés sortent de l’université sans savoir ce qu’attendent les entreprises privées et publiques et n’arrivent pas à trouver un emploi par méconnaissance du monde de l’entreprise, ce n’est pas leur problème. Que des diplômés, y compris des docteurs, se retrouvent à 25 ans au RMI (maintenant au RSA) complétement "cassés" moralement, ce n’est pas leur problème. Leur problème c’est de préserver le statu quo (en faisant semblant d’être pour une autre réforme, idéale et inconséquente), de rester peinards, sans hiérarchie au dessus, sans contrôle ou si peu, en se cooptant entre eux gentiment, en écartant de l’université tous ces éléments externes assimilés au diable : les entreprises, les agents économiques tels que des consultants, des experts non issus de l’université ou du CNRS, des représentants d’organismes et d’associations d’insertion. Dès qu’on veut les faire bouger, ils cherchent vite les inconvénients (ce n’est pas difficile, il y en a dans toute réforme), les risques (notre vie en est remplie), les intentions malignes (l’imagination n’a pas de limite) et les montent en mayonnaise en se prenant pour de grands cerveaux alors qu’une telle attitude est la plus facile. Voilà l’ouverture d’esprit de ces grands savants qui veulent diriger l’université. Ceux qui ne suivent pas ces turpitudes, et il y en a beaucoup, sont des gens responsables mais qui ne veulent pas se lancer dans ces batailles médiatiques. Voilà pourquoi l’université française va sombrer dans son immobilisme agité et son superbe isolement.
Kasko : un bénévole aidant des jeunes à s’insérer dans le monde du travail, confronté à ces comportements de certains professeurs d’université et écoeuré par un tel gâchis et une telle arrogance.