Très bien, donc quand Hayek dit : "I am totally against dictatorships" (Je suis totalement contre les dictatures) cela veut dire qu’Hayek est pour les dictatures, lui qui n’a cessé de les dénoncer dans ses ouvrages.
Ainsi en a décidé le commissaire politique Sisyphe.
Je vois clairement votre futur métier dans la République Populaire Française de Besancenot.
Le commissaire politique Sisyphe corrigera les textes et les photos qui ne vont pas dans le sens "hautement "social" voulu par la direction du parti.
En ce qui concerne votre vision du libéralisme, elle est tout à fait logique. Vous faites partie de la gauche réactionnaire qui défend les privilèges accumulés par les nouvelles castes de fonctionnaires et de petits bourgeois frileux et peureux. Vous défendez le "principe de précaution". Vous vous moquez éperdument des pays pauvres que vous voulez voir rester dans la misère sous prétexte que leur développement risquerait "d’accroitre les inégalités". Vous êtes donc contre les délocalisations et les plombiers polonais. Il ne faut surtout pas donner de travail aux vrais pauvres. Vous êtes pour la "préférence nationale" comme vos homologues d’extrême droite auquel vous ressemblez d’ailleurs de plus en plus.
Le "social" pour vous ça consiste à extorquer les biens des autres. Les rapines "sociales" s’exercent au profit des plus violents, des plus influents ou de ceux qui ont la plus grande capacité de nuisance.
Cette société intégralement basée sur les rapports de force ou règne un égoïsme forcené, vous avez le culot de la présenter comme une société de "justice sociale" et de paix. L’exemple du voyou Domota est édifiant. Il a obtenu par la violence et l’intimidation des avantages qui profiteront à sa caste et qui ruineront les plus pauvres. Besancenot est comme Domota, il a d’ailleurs indiqué qu’il allait s’inspirer de ses méthodes pour mener le "combat social" en métropole.
A l’opposé de cette jungle étatiste où règne la loi du plus fort, les libéraux plaident pour la société ouverte où la concurrence réduit la fortune des plus riches, où l’Etat ne finance pas les lobbies, où les privilèges, les rentes et les corporations sont abolis. Une société dans laquelle l’Etat lutte contre les monopoles au lieu de les conforter. Une société dans laquelle la valeur des produits de son travail ne se mesure qu’en fonction de l’intérêt que d’autres lui portent, une société basée sur une vraie solidarité de proximité.
- Le libéralisme une philosophie politique générale de limitation du pouvoir par le pouvoir. La philosophie libérale prise en son sens le plus général est une philosophie originellement de gauche qui domina dans le premier temps l’esprit de la révolution française : refus de l’arbitraire du Prince et du favoritisme à remplacer par des lois générales s’imposant à tous sans exception (« rule of law » dans l’univers anglo-saxon), abolition des privilèges, contestation de l’excès de pouvoir, le libéralisme est une philosophie de partage du pouvoir, de contre-pouvoirs et de revendication de justice égale pour tous, une philosophie qui aspire à substituer le talent vérifiable à l’héritage du rang par le sang comme facteur de promotion sociale, à ouvrir les fenêtres de la société pour faire de la place à ceux qui n’ont pas pignon sur rue, à faire droit à l’initiative individuelle et à la récompenser. Elle accorde une place essentielle à la notion de responsabilité individuelle (qu’il s’agisse de personne physique ou morale) qu’elle considère comme le principal facteur d’harmonisation de l’intérêt individuel avec l’intérêt général, de l’autorégulation et de la dynamique sociales, et qu’elle définit techniquement comme le fait d’avoir à éprouver, de ne pas être empêché d’éprouver, positivement ou négativement, les conséquences de ses actes. On le constate en passant, par rapport à une image contemporaine systématiquement déformante, le libéralisme n’est donc ni originairement droitier, ni principalement économique.
Nous avons aboli l’esclavage par deux fois avant et après Napoléon, nous avons combattu l’ancien régime, nous avons aboli les privilèges. Aujourd’hui les libéraux reviennent. Ils se reconstituent, ils s’organisent..
Vous les socialistes, êtes les ennemis du progrès, de la justice, de l’égalité devant la Loi, vous êtes des profiteurs d’Etat, vous êtes les ennemis déclarés des Droits de l’Homme que
nous avons rédigés. Nous allons vous mettre hors d’état de nuire et nous allons, pour la deuxième fois, abolir les privilèges.