Il manque quelque chose de fondamental à la démocratie : le peuple.
Étrange....
Les partis dépensent plus d’énergie à s’affronter qu’`à régler les « vrais problèmes ». Sorte de complaisence mielleuse.... Quand la soupe est trop épaisse, elle fige.
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J’ai tiré une page de votre oeuvre qui s’interroge sur la démocratie.
Je considère que c’est un minimum de savoir. Et déjà se poser les questions c’est nous ramener à l’urgence de créer une vraie démocratie.
Je parlais de la soupe dans une remarque antécédente... Je dirais qu’il y a trop de politicien et pas suffisamment de gens du peuple. Et quand on connaît les politiciens et le système de parties... Et j’en passe pour le reste.
1. Le Gouvernement est-il vraiment élu par une majorité de la population ou le mode de représentation (proportionnel, majoritaire à un tour, etc) permet-il qu’un parti puisse accéder au pouvoir avec une simple pluralité des voix ?
2. Le Gouvernement élu contrôle-t-il TOUTES les fonctions vitales de l’État ou un pouvoir important, surtout militaire ou financier, est-il délégué dans la réalité à des fonctionnaires ou autres acteurs non-élus et en fait inamovibles) ?
3. Existe-il une garantie que le Gouvernement agira dans la ligne du programme sur la base duquel il a été élu, ou au moins une procédure efficace qui permette de le ramener à l’ordre s’il s’en écarte ?
4. S’assure-t-on préalablement, par sondage ou consultation, que les projets de lois soumis par le Gouvernement correspondent bien aux vux de la population ? La population peut-elle contribuer à la genèse des lois ?
5. Les individus et partis qui proposent des solutions nouvelles sont-ils accueillis par les médias, leurs idées sont-elles diffusées sans biais et la population est-elle incitée à les écouter avec respect ?
6. La couverture médiatique, en tout temps mais surtout en période électorale, est-elle équitable, factuelle, impartiale, sans égard aux ressources financières des divers partis et candidats ?
7. Le citoyen qui, entre deux élections, est en désaccord avec les positions qu’adoptent le Gouvernement ou son député peut-il le leur faire savoir et, à la limite, prendre des mesures pour les révoquer ?
8. Les idées minoritaires, véhiculées souvent par de petits partis et qui pourraient constituer des alternatives à la politique du Gouvernement, sont-elles formellement soumises aux législateurs et présentées correctement à la population ?
9. Y a-t-il une démarche expéditive qui permette de protester, si le gouvernement abuse de son pouvoir ou si l’administration, sans contrevenir ouvertement à la loi, l’ignore, la dénature ou en retarde indûment l’application ?
10. L’État laisse-t-il à des instances intermédiaires tous les pouvoirs requis pour que soient satisfaits, en autant qu’ils sont compatibles avec les droits de la majorité, les désirs légitimes des minorités et des dissidents ?
Si on ne peut pas répondre OUI à chacune de ces questions, on ne vit pas dans une véritable démocratie. Souvent, hélas, à toutes ces questions, la réponse est NON.
PJCA