@zen
je ne sais pas ce que valent tes chiffres, mais je les supposerais corrects.
même correct, ils sont très incomplet, puisque c’est une analyse statique qui ne tient pas compte de l’ascenseur/tobogan social (c’est pas du tout pareil d’être payé des clopinette quelques mois puis de passer rapidement à un boulot plus riche et mieux payé, ou de rester toute sa vie un smicard sans autre perspectve, ou encore d’osciller entre les deux au cours de sa vie...). M’enfin passons.
bon ,mais qu’est-ce que ça veut dire, en somme ? Pour interpréter ça, il est utile d’imaginer l’hypothétique situation contraire, par exemple :
« le salaire horaire réel du non-cadre a cru de 36 % alors que le PIB par tête a baissé de 14 % ». Ben c’est logique : on va pas faire de la croissance en foutant tout le monde au SMIC, même en augmentant ce SMIC de 36% !
vu comme ça, c’est assez simple : si on s’enrichit collectivement, il est improbable (pour ne pas dire impossible) que cet enrichissement se produise en bas de l’échelle des salaire ; en situation de croissance la part relative d’une heure de boulot (= le salaire réel) en bas de l’échelle DOIT baisser. Idem pour l’écart entre les 10% les mieux payés et les 10 % les moins bien payés : en toute logique, la croissance doit le faire augmenter. Donc, a priori, regardé avec un cerveau plutôt qu’avec une larme à l’oeil, tes données sont réjouissante plutôt que catastrophiques : elles signifient simplement qu’il y a eu croissance et tout spécialement dans des activités qui ne sont pas celles du travailleur non cadre (pardi !)
Ce qu’il faut expliquer, c’est pas ça, c’est l’inverse : comment il a pu se faire qu’à une période de l’histoire l’écart qui te chagrine à pu se réduire ou rester relativement stable malgré la croissance.