Un faisceau de présomptions !
Effectivement, on sait qu’un faisceau de présomptions
peuvent conduire à suspecter. Je vous accorde le raisonnement.
Toutefois en justice et dans un pays de droit, un faisceau
de présomption ne constituent pas une preuve !
Un faisceau de présomption par principe se fait aussi sur un
temps donné relativement court qui correspond à un fait et à des personnes
précises, et non sur une lignée, une dynastie ou une succession de personnes ou
d’évènements.
Ce faisceau de présomption sur cette période correspondant à
l’histoire de l’Église, soit 2000 ans, en additionnant tous les faits, et en
amalgamant toutes les personnes qui ont vécu sur cette même période en ne
tenant pas compte des contextes historiques et en ne faisant qu’un procès à charge, cela ne peut pas être appelé un faisceau de présomption ! Cela ne
peut même pas être appelé de l’histoire !
Votre raisonnement ne peut faire que sourire ou hurler tous
les historiens.
Ainsi votre faisceau de présomption ne peut être regarder
que comme irrationnel parce qu’aucune logique, aucune analyse rationnelle ne
peut être possible.
Comment par un tel amalgame pouvez-vous dire que vous aimez la
raison ?
Bien au contraire, la raison devrait vous amenez à dissocier
chaque fait pour les analyser en fonction du contexte historique. Dernier point
capital, vous ne pouvez également juger des faits qu’en vous replaçant dans le
même état d’esprit que les contemporains qui ont les ont vécus. Analyser des
faits historiques avec le regard contemporain est une composante qui fausse le
jugement. Ce n’est donc pas acceptable scientifiquement et historiquement.
Je maintiens que votre faisceau de présomption est
irrationnel et ne peut pas historiquement constituer une preuve !
Maintenant, je comprends aussi parfaitement votre logique,
mais même en acceptant ce faisceau de présomption, les faits historiques
démontrent clairement que l’Église Catholique n’a jamais soutenu le régime nazi
et n’a pas plus soutenu le gouvernement d’Hitler avant qu’il n’ait les pouvoirs
absolus. Je vous demande de relire avec attention les faits que j’ai redonné
ici (notamment la conférence de Fulda de 1932 !).
Comment voudriez-vous que l’Église est pu être un instant
favorable à des gens qui haïssaient les Catholiques ou tout les croyants de
toutes religions ? Je vous livre quelques citations :
« L’Eglise catholique poursuit son infâme travail
d’excitation… Cette prêtraille politisante est, à côté des Juifs, l’espèce la
plus odieuse que nous hébergions aujourd’hui encore dans le Reich » (Joseph
GOEBBELS, Journal , Tome 1, 907 p )
« Je suis excommunié de l’Eglise catholique. Crétin de curés
! Je chie sur ces singeries stupides. J’ai coutume de révérer le Bon Dieu à ma
façon à moi. » Joseph GOEBBELS, Journal , Tome 1, 907 p.
« Le catholicisme est, à côté du judaïsme, le second système
d’éducation d’espèce étrangère qui doit être vaincu psychiquement et
spirituellement, si un peuple allemand, conscient de l’honneur, et une
véritable culture nationale doivent naître un jour. »
Alfred Rosenberg (mis à l’Index)
« Le Fûhrer voit le christianisme comme un symptôme de
décadence. Et pour cause, c’est une branche de la race Juive. » — Joseph
Goebbels, dans son journal, 28 décembre 1939.
« Je leur arracherais du visage leur masque de
respectabilité. Et si cela ne suffit pas, je les rendrais ridicules et
méprisables. On pourra voir de près l’entassement de folie, d’abrutissement et
de tromperie qu’est leur Eglise. On verra comment ils ont fait sortir l’argent
du pays, comment ils ont rivalisé d’avidité avec les juifs, comment ils ont
favorisé les pratiques les plus honteuses. Nous rendrons le spectacle si
excitant que tout le monde voudra le voir et qu’on fera de longues queues à la
porte des cinémas. Et si les cheveux se dressent sur la tête des bourgeois
dévots, tant mieux. La jeunesse sera la première à nous suivre. La jeunesse et
le peuple. »
Hermann Rauschning : « Hitler m’a dit », Hachette
Pluriel, 1995 (1ère édition 1939), pages 95-96.
Cette dernière citation devrait vous faire comprendre le parallèle qui existe avec
notre époque. Les attaques gratuites contre l’Église sont du même ordre que les
attaques Nazies. On veut faire croire que l’Église serait décadente ou arriérée
pour mieux permettre l’émergence d’une église personnelle en harmonie avec
l’individu (J’ai coutume de révérer le Bon Dieu à ma façon à moi. Joseph
GOEBBELS). En voulant ainsi casser le dogme qui serait contraignant ou d’un
autre temps, on cherche à faire éclore une foi individuelle et donc des “églises
personnelles” qui ne sont que des hérésies. Une fois l’hérésie installée, c’est
l’apostasie qui suit de facto. On peut alors instituer une nouvelle « religion » d’état ainsi qu’a voulu faire le Troisième Reich. Les mots sont différents, les
finalités autres, voire inverses, mais au final, le mécanisme est identique,
c’est celui du totalitarisme. Et aujourd’hui la forme qu’il prend est le
mondialisme ou le globalisme !
Si vous êtes sensible à l’encyclique Pacem in terris ,
sachez alors appréciez le lien entre la raison et la législation, mais sachez
aussi comprendre ce que dit le Jean XXIII en le replaçant dans notre actualité.
Vous devriez alors vous rendre compte que Benoît XVI ne fait que revenir sur
cette même doctrine. Jean Paul II était le pape de la libération du joug
communiste, maintenant Benoît XVI ne fait de remettre la doctrine à sa place
dans le discours et c’est justement la Raison qui vous est si chère. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est que la fin d’un
mouvement de balancier commencé au début du siècle passé.