Bonjour l’auteur
même si les faits que vous relatez concernant la sédimentation du plutonium sont exact - ce dont je n’ai pas de raison de douter, la conclusion « implicite » de votre article - à savoir une explosion nucléaire tardive - n’est pas réaliste.
Une bombe atomique, c’est d’abord un carburant spécial, en l’occurrence de l’uranium ou du plutonium très fortement enrichi, ce qui n’est pas le cas de celui utilisé dans les centrales. Si la sédimentation par gravité est un phénomène mécanique indiscutable, il ne peut cependant pas « enrichir » le matériaux combustible, au contraire.
Et surtout, il y a le design. Toute la puissance d’une bombe atomique vient en fait de la capacité à comprimer le matériaux fissile afin que le nombre de fissions augmente très rapidement - et ainsi que l’énergie dégagée. Et pour y arriver, il faut créer autour du matériaux fissile une explosion contrôlée très complexe à mettre en œuvre. Des explosifs de différente nature et vélocités dosés au micro gramme, avec des formes usinées au micromètre, bref des conditions d’environnement pour du matériaux fissile qui sont tout simplement impossibles à obtenir dans le cadre d’une sédimentation d’un matériaux fissile à l’état de magma.
Ce matériau radioactif va continuer à émettre de
la radioactivité et des radio-nucléides qui vont empoisonner la région pendant des centaines voire des
milliers d’années , c’est une trivialité que d’écrire cela. Toutefois la possibilité d’une
explosion nucléaire puissante retardée est totalement nulle.