Votre analyse me semble globalement juste, Christophe.
Cela dit, concernant la conclusion, je crains fort qu’il ne suffise pas d’en parler sur quelques forums pour faire avancer les choses tant les intérêts en jeu, qu’ils soient sportifs (trophées), économiques ou politiques sont désormais énormes.
Tout dans la société qui s’est mise en place progressivement sous l’impulsion des libéraux anglo-saxons concourt à faire l’apologie des forts et des gagnants. Une société dans laquelle les perdants n’ont que ce qu’ils méritent, et tant pis pour eux si le sort qui leur est promis est la précarité, la pauvreté, la misère parfois.
Le pire est que ce modèle de pensée, naguère réservé aux classes dominantes ou aux arrivistes forcenés qui cherchaient à les intégrer, s’est banalisé et largement développé dans les classes moyennes, voire populaires, grâce à l’action conjointe des partis de droite et les modèles délirants véhiculés par les médias.
Résultat : le pauvre lui-même en vient à mépriser plus pauvre que lui ! Nous ne sommes décidément pas sortis de la merde dans laquelle nous avons été plongés. « A notre insu de notre plein gré », hélas !