On invoque toujours l’« homme des cavernes » et l’« homme de
Néanderthal » pour nous rappeler ou nous en serions sans la religion,
I’Etat et le travail pénible.
Or, cette vision idéologique de notre passé a été radicalement
bouleversée au cours des dernières dizaines d’années grâce aux travaux
d’universitaires comme Richard Lee et Marshall Sahlins. On a ainsi
abouti á un renversement presque complet de I’orthodoxie
anthropologique, lourd de conséquences. On admet désormais que, avant
la domestication - avant I’invention de l’agriculture -, l’existence
humaine
Se passait essentiellement en loisirs, qu’elle reposait sur une
intimité avec la nature, sur une sagesse sensuelle, source d’égalité
entre les sexes et de bonne santé corporelle. Telle fut notre nature
humaine pendant environ deux millions d’années - avant notre
asservissement par les prêtres, les rois et les patrons.
http://eminencia.free.fr/wiki/doku.php?id=wiki:extrait-d-oeuvres:luddisme_et_neo-luddisme:futur_primitif
Aujourd’hui sur environ 6 milliards de personnes dans le monde, on
estime qu’au moins un milliard vit, dans une pauvreté abjecte, une vie
cruelle, vide et heureusement courte. 2 milliards de plus vivotent avec
le minimum vital, se nourrissant d’habitude d’un féculent ou un autre,
la majorité sans eau potable ou toilettes. Plus de 2 milliards de plus
vivents aux marges inférieures de l’économie de marché mais avec des
revenus de moins de 4,000 EUR par an et sans propriété ou économies,
rien de valeur à transmettre à leurs enfants. Cela laisse moins d’un
milliard de gens à seulement approcher de la lutte pour une vie
confortable, avec un emploi et un salaire d’une certaine régularité, et
une toute petite minorité au sommet de cette échelle dont on pourrait
vraiment dire qu’ils ont atteint une vie confortable ; dans le monde, on
peut considérer qu’environ 350 personnes sont milliardaires (en dollar
US - pour légèrement plus de 3 millions de millionnaires), et le total
de leurs biens est estimé excéder celui de 45 pour cent de la
population mondiale.
C’est cela le progrès ? Une maladie qu’un si petit nombre peut attraper ? Et avec tant d’injustice, un tel déséquilibre ?
Aux Etats-Unis, la nation la plus matériellement avancée dans le monde
et depuis longtemps le champion le plus ardent de la notion de progrès,
environ 40 millions de gens vivent au-dessous du seuil de pauvreté
officiel et encore environ 20 millions au-dessous du niveau
correspondant aux prix réels ; environ 6 millions sont en chômage, plus
de 30 millions disent être trop découragés pour chercher du travail et
45 millions ont des emplois “jetables”, provisoires et à temps partiel,
sans avantages ou sécurité. Les premiers 5 pour cent de la population
possèdent les deux-tiers de la richesse totale ; 60 pour cent ne
possèdent aucun bien matériel ou sont endettés ; en termes de revenu,
les premiers 20 pour cent gagnent la moitié du revenu total, les
derniers 20 pour cent en gagnent moins de 4 pour cent.
Tout ceci a du mal à suggérer la sorte de confort matériel que le progrès est censé avoir fourni.
http://eminencia.free.fr/wiki/doku.php?id=wiki:extrait-d-oeuvres:luddisme_et_neo-luddisme:cinq_facettes_d_un_mythe
Le but du progrès : de la croissance : de l’accroissement des richesses n’a jamais été de partager plus.
Il y a une différence entre « faire produire faire consommer » ( pour les humains des classes inférieur ) et rapporter toujours plus ( pour la classe supérieur).
L’économie en
croissance n’est pas pensée dans les conditions normales d’équité
c’est-à-dire en économie équitable, le seuil de rentabilité , de
sustanabilité dépassé et tous les remords de corruption
éthique disparaissent, non pas qu’elle n’existe pas dans des
conditions de pénuries, seulement avec une croissance , le fait
d’avantager une partie (soi !l’élite) plutôt que l’ensemble passe ’plus
inaperçu ’.
L’exemple est que quand elle devient instable,
que les gens ont faim à cause de leur pouvoir d’achat, la pénurie est là, les élites (politiques
et économiques ) ouvrent les vannes.
Vous pensez.