La BCE et ses franchisées les banques commerciales constituent un système mortifère pour l’économie réelle européenne.
L’Europe et sa monnaie imposent une quadrature impossible à tenir :
- système monétaire expansionniste (en monnaie donc en dettes), sinon sévèrement dépréssif pour l’économie ;
- limitation des déficits publics, seule soupape, limitée à 3%
L’abaissement du taux de la BCE à 1% ne permettra pas de camoufler l’au-delà de la masse monétaire M3, à savoir la masse des dettes européennes, ni de réamorcer le mouvement perpétuel du marché du crédit. L’état via Oseo, la médiation du crédit ont permis tout de même de platrer la dérive d’un modèle monétaire apte à purger systématiquement l’économie européenne au profit des zones de délocalisation.
Seuls, la proximité et l’indélocalisable (distribution, surfaces agricoles, services, etc), les fonctionnaires et les protégés par les systèmes sociaux permettent de sauver les apparences de l’effondrement du système.
@TMD
« Et pourquoi cette obsession à vouloir éviter la déflation ? Qu’est ce que la déflation de si MAL ? »
Car le système du mouvement perpétuel du crédit n’est pas compatible avec cela, sauf à provoquer un effondrement de la masse monétaire et de constater l’impossibilité de rembourser les dettes, mettant entreprises et banques en faillite.
La philosophie du système est uniquement croissant. Une monnaie complémentaire permanente libellée en euros (et non pas uniquement miser sur la vitesse de circulation des 5% de monnaie fiduciaire) permettrait à nos sociétés de choisir entre croissance ou décroissance, inflation ou déflation, résilience vis à vis des crises (il est démontré que la monnaie d’endettement accentue les crises).