Je n’arrive pas à comprendre ce besoin qu’ont certaines personnes d’être « représentées » par des élus et politiques de la même ethnie qu’eux. Comme si le fait de partager cette caractéristique les rendaient redevables aux membres de leur ethnie. Cela ne cadre pas avec le fonctionnement d’une démocratie républicaine où ce sont les idées et les actions qui déterminent l’approbation ou le rejet (ou même l’indifférence) d’un programme politique.
Les minorités visibles, c’est une supercherie en plus d’une vulgarisation simpliste et manichéenne des ressorts de l’action politique ou associative. C’est l’acceptation implicite du communautarisme et la voie royale vers un cloisonnement ethnique, puis religieux, de la société civile.
Plutôt que la discrimination positive (affirmative action) il serait plus louable de renforcer l’arsenal législatif permettant de combattre toutes les formes de discriminations dès qu’elles s’avèrent être des obstacles à l’exercice de la citoyenneté.
Il est tout à fait normal de trouver des brebis galeuses dans toutes les ethnies, l’appât du gain, la compromission et la cupidité sont bien partagés. Si les avantages matériels découlants de l’accession à une fonction politique étaient moindres (exemple scandinave), les vocations réelles seraient plus nombreuses et les chasses aux sorcières plus rares, quelquesoient l’ethnie, la couleur de peau ou la religion.