Ce n’est pas une fable mais de l’histoire documentée. Quand l’URSS a proposé sa protection à la France, celle-ci a envoyé des émissaires de second rang n’ayant aucun pouvoir de signer, tout en faisant croire à l’opinion publique qu’elle cherchait l’appui de Moscou. Pour rejeter la faute sur Moscou.
La protection dont il est question est bien celle de la France, vu que l’URSS n’en avait pas besoin comme vous le dites vous-même. Le pacte ne dit rien d’autre que : « on ne bougera pas, vous non plus ».
Pourquoi l’URSS aurait-elle attaqué Hitler alors que la France refusait son aide ? L’URSS n’était pas attaquée.
Que la guerre soit d’usure ou non, elle affaiblit les pays engagés. Pourquoi excluez-vous que les États-Unis aient pu tenir le même raisonnement ? Avant la guerre, les pays européens disposaient d’un considérable empire colonial, surtout la France.
Quant à la « défaite éclair » selon vos termes, appelée « drôle de guerre » par les commentateurs de l’époque, l’expression ayant fait date, en effet les dirigeants français semblaient surtout préoccupés par ne pas infliger trop de pertes à l’ennemi (pour ne pas le fâcher ?) et par se diriger le plus vite possible vers une défaite honorable. Ce fut donc la Collaboration et la France de Vichy. Les élites militaires elles-mêmes n’y croyaient pas et ne livrèrent quelques batailles (sanglantes tout de même) que pour la forme. Même les historiens rangés admettent cela.
Et j’en veux pour preuve qu’après la seconde guerre, les États-Unis et l’OTAN ne prirent aucune mesure pour empêcher le retour de pouvoirs autoritaires en Europe, s’accommodant fort bien de ceux existant (Espagne, Portugal, etc.). Les Gladiateurs (les membres des services secrets de l’OTAN) y trouvaient refuge lorsqu’ils étaient chassés de leurs pays d’origine par le scandale. Les États-Unis et l’OTAN consacraient par contre toute leur énergie à lutter contre le communisme, y compris en l’empêchant d’accéder au pouvoir par les urnes. L’OTAN eut d’ailleurs fort à faire, vu la cote de popularité des communistes au sortir de la guerre. Attentats, assassinats, chantage, campagnes de calomnie furent employés pour combattre les communistes en Europe de l’Ouest, lesquels avaient compris qu’ils perdraient leur popularité si jamais ils tentaient d’accéder au pouvoir par la force. Par exemple, en Italie Aldo Moro fut assassiné pour avoir été le premier chef de gouvernement à outrepasser la consigne formelle de Washington de ne pas laisser les communistes entrer au gouvernement.