Hier, nous avons publié
la vidéo d’une fille ainsi abattue par l’un de ces tireurs autonomes. Selon les
informations reçues, elle s’appelait Neda Agha-Soltan. Elle avait 27 ans et elle
était étudiante en philo. Neda était venue marcher avec sa classe et son
professeur, l’homme aux cheveux blancs que l’on voit à ses côtés essayant de la
secourir.
Depuis sa publication par les opposants de l’intérieur, la vidéo a été diffusée
partout dans sa totalité sauf en France, notamment parce qu’elle montre que
Moussavi n’est pas solidaire avec la rue. Ni lui ni un autre soi-disant modéré
du régime n’ont condamné ce meurtre de sang-froid. Ils sont tous occupés à
parler de leur petite personne. On peut prétendre être un modéré ou un
humaniste, mais on ne peut pas le simuler : il y a des réflexes de base qui ne
sont pas présents chez les simulateurs. Cela est aussi valable pour Shirin Ebadi qui a été
envoyée par le régime à Genève pour encourager les Occidentaux à prendre
publiquement parti en faveur de Moussavi. Celle qui est censée dénoncer les
violations des droits de l’homme en Iran a consacré ses efforts à Moussavi et
non à ceux qui meurent sous les balles des snipers du régime. Interrogée sur le
sujet, elle a suggéré qu’une aide financière soit versée aux familles des
victimes. Précisons : il s’agit du « prix du
sang » prévu par son cher islam ! C’est une approche indigne car elle
écarte la question fondamentale des responsabilités qui devrait être au centre
de ses préoccupations.
Suite : http://www.iran-resist.org/article5445.html
honte aux médias