Suite :
Partant de là, il est évident que du moment où
la « sexualité des femmes » est leur âme, et donc
« sacrée » nulle question de l’échanger contre de l’argent. Le seul
échange « positif » doit se faire contre la sécurité, la protection,
le confort, la tendresse,etc…A considére comme relevant du Conditionnement,
conditionnement opérant de manière plus virulente Aujourd’hui qu’Hier, tant les
moyens sont devenus efficaces voir redoutables.
C’est dés leur jeunesse que le conditionnement
s’opère, le discours étant : leur sexualité n’est pas comparable à celle des hommes, rendant de
fait le sujet sensible et « dramatique ». Partant de là, elles nourrissent
volontairement ou involontairement, une différence supposée, source de toute
oppression et violence.
La répression de la violence conjugale, de la
violence sexuelle, du viol, etc…n’a de sens que si les femmes
« s’émancipent » de leur différence « revendiquée », une
différence supposée dont elles font la raison de tous leurs combats,
nourrissant ainsi leur propre « oppression ». la tare du Féminisme :
le piège du Particulier.
L’égalité face à la procréation doit être
acquise en premier lieu : exemple : « socialiser » la
reproduction en créant par exemple des « espaces collectifs
d’éducation » pour les enfants avec
des horaires flexibles, afin qu’hommes et femmes puissent y jouer un rôle
comparable.
Le sexe ne devrait plus être inscrit à la
naissance, de manière à ce qu’aucune « caution sociale » ne prépare
la « différenciation sociale » engendrant la violence, les inégalités,etc…
Les « discriminations dites
positives » ( ex :loi sur la parité) devraient cesser, afin de ne pas
accentuer le ressenti d’une différence qui serait réelle entre hommes et
femmes.
Nombre de changements sont possibles, mais
c’est à une échelle globale que celui-ci doit intervenir : la société doit
en finir avec l’obsession de la sécurité et de la protection, qui
favorise « l’oppression » des femmes en particulier, et de tous en
général.
Notre société s’enferme sur elle-même, autour
de valeurs considérés comme sûres : « sécurité » et
« famille » se rapprochant, symptomatique d’une société qui a perdu
sa capacité à créer, à construire l’avenir, une société qui refuse qu’un autre
monde soit possible…Une société sans rêves, sans imagination…
Conclusion qui rejoindra mon introduction et
éclairera les « ambiguités » possibles :
L’élément central et déterminant de notre société contemporaine EST la
substitution du Conditionnement à l’Expérience par le biais entre autre de ce
qu’on appelle habituellement la « culture de masse » ou les
« mass médias » mais aussi et surtout grâce à la Révolution de l’Information
et le développement des technologies numériques, des capacités de réaction en
temps réel et de traçabilité, etc… bref tout ce dont nous sommes invités à
appeler PROGRES (technologique,
économique, mais surtout éviter de parler de progrés « humain » ou
social, çà c’est « has been »).
Bref…Je m’explique sur cette substitution du Conditionnement à
l’Expérience : notre société axée sur la Consommation, et cela sous
toutes ses formes, non pas uniquement
pas la consommation de biens matériels mais aussi la consommation d’Information(s),
d’idées-produits, de prêt-à-penser, etc… a produit non seulement
l’individu-consommateur en quête perpétuelle de la satisfaction immédiate de
ses désirs ( provoqués-inspirés par d’autres, la plupart du temps) mais aussi
une forme d’anti-Culture dont la principale fonction est de la
« production de comportements donnés » et la « proposition
de modèles de vie et de conduites-attitudes, en orientant l’évolution des
désirs du « public » par le marketing-conditionnement.
Parler d’anti-Culture et de Conditionnement
est nécessaire, c’est bel et bien , par ce biais, que l’Expérience qui, par le
passé, contribuait à la construction de l’identité, de la personnalité des
individus mais aussi participer de leur rapport au Monde, à l’Autre, et donc de
leur perception et représentation du Monde, se voit aujourd’hui remplacé dans
un système dominé par l’idéologie (ultra-)libérale (économique), par le Conditionnement
qui lui influe de plus en plus dans la construction de l’individu et encore
plus dans son rapport au Monde : un individu-consommateur soumis dès son
plus jeune âge à ce conditionnement, via la publicité, les « industries de
programmes » et ce qu’elles produisent, mais surtout par l’invasion de
l’inconscient collectif et individuel par des « modèles de vie » et le «
prêt-à-penser » élaborés afin de satisfaire au Tout-Marché de nos
sociétés..un Tout-Marché qui ne connaît plus aucune limite à son influence,
pouvoir mais aussi « contrôle ».
On assiste peu à peu à une standardisation des
comportements consommatoires, bien souvent avec l’impératif de socialisation,
qui fait de cette anti-Culture la menace essentielle de la Culture : celle
qui relie les hommes entre eux, et non cette anti-culture qui les
« standardise », les « catégorise », les
« conditionne » quand elle ne les contrôle pas tout simplement.
Notre société voit disparaitre la Culture,
celle de la « culture de soi », ou « culture de l’Etre »
pour une « anti-culture » du « Tout-Moi » égoïste et
puéril, une « anti-culture de l’Avoir »…on ne parle plus
« d’être bien », mais de « bien-être », un bien-être défini
par exemple dans certaines rubriques des magazines dont Sophy parle.
L’individu, homme ou femme, ne fonde plus son
raisonnement, son jugement, son rapport au Monde, sur l’Expérience mais bel et
bien selon son degré de conditionnement : là où la Culture induisait la
Réflexion, note « anti-culture » de remplacement se caractérise par
le Réflexe, la pensée-réflexe, l’acte-réflexe…réflexes consommatoires initiés
par d’autres que l’individu dont le but n’est pas l’individu qui réfléchit par
lui-même, mais l’individu qui se réfléchit en milliers, millions, de
« clones-consommateurs » potentiels…l’existence se caractérise dés
lors par un « usage consommatoire » de tout et n’importe quoi :
du chocolat extra-light, de l’Ipod, de l’écran LCD, etc…jusqu’à la façon même
de penser le monde, l’Information, les idées, les idéologies,etc…elles-mêmes
rentrent dans cette logique consommatoire totale…
Ce phénomène ayant vocation à devenir
universel, par la grâce de la globalisation économique et d’un
pseudo-multiculturalisme dont le but essentiel est de mettre le point final à
la Culture : Homme ou Femme nous sommes sur le même bateau : donc
revenons à l’Universel…au Singulier.
Désolé pour ce commentaire long, sans doute
confus et potentiellement ennuyeux…
Cordialement,