Selon EDF, d’ici 2020, 45% des effectifs partiront en retraite. Dans le même temps, EDF devrait recruter environ 15 à 20% de ses effectifs actuels. Par ailleurs, les recrutés étant en début de carrière, la masse salariale qu’ils représentent est très inférieure à celles des nouveaux retraités, ce qui réduit d’autant le volume de cotisations.
La contribution d’équilibre n’est pas la cotisation patronale, ou plutot ne l’est plus, Depuis le changement de statut, les deux existent : la cotisation patronale et la contribution d’équilibre, qui techniquement est un abondement du régime, instauré pour équilibrer le régime tant qu’il était autonome. Depuis l’adossement, il faudrait avoir un suivi des retraités EDF pour réévaluer cette contribution annuellement.
La CNAV a fait estimer le surcout engendré par la baisse des cotisations (qui est due simultanément à la baisse annoncé du nombre de salariés, et au renouvellement des salariés qui impliquent des salaires de début de carrière dont les cotisations ne compensent pas la disparition des salaires de fin de carrière et leurs cotisations) et par le mécanisme de hausse des pensions (qui sont indexées sur la grille de salaire EDF, et pas sur l’inflation, elles évoluent plus vite que l’inflation). Ce surcoût a été estimé à 20 milliards, avec nécessité de mise à niveau en fonction des critères économiques.
L’Etat a choisi d’exiger 9 milliards, sans clause de révision du montant (pour ne pas pénaliser les finances d’EDF), ce qui implique qu’en cas de dépassement, celui ci restera à la charge de l’Etat (ce qui pénalisera les finances de l’Etat). Et dépassement il y aura nécessairement ...
Quand aux 9 milliards, il ne sont pas versés par le régime (qiu est financé par EDF, ERDF, GDF, et la kyrielle de société du secteur) à la CNAV. Ils sont versés par EDF uniquement à la CNAV.
Ce ne sont pas des opinions. Juste des faits.
Pour les autres régimes spéciaux, les mêmes problèmes existent, ce n’est pas spécifique EDF.
Reste que de fait les pensions EDF (et GDF, FT, SNCF, ...) sont mieux garanties par l’Etat (garanties de paiement et de valeur) que les pensions des retraités du secteur privé (garanties de paiement uniquement).