BobGratton,
Merci, pour les précisions.
J’ai vu récemment sur ARTE, les interrogatoires que von Braun a du subir pour se faire admettre par les Américains. Entré en compétitions avec la Navy.
Quand je parlais de brider, « c’est se sentir bridé » que serait peut-être plus opportun.
Un scientifique oublie souvent que ce qu’il produit peut servir à des fins militaires.
Il était clair dans le film que son but était d’aller dans l’espace. Le patriotisme est parfois un moyen d’arriver à ses fins.
Avait-il le choix ?
Très certainement, non. Mais il aurait pu être considéré comme les autres comme criminel de guerre et terminer comme eux. Il a donc jouer « safe ».
Quant aux Américains, leur « pragmatisme guerrier » n’avait en effet pas beaucoup de limites. Qui a été au courant à part eux, des deux bombes atomiques ?
Le Japon, il ne faut pas le considérer comme une nation pacifique.
Longtemps après la guerre, certaines îles du Pacifique, n’avaient-elles pas l’intention de continuer la guerre ?
Mon texte est plus psychologique qu’à la recherche de la vérité historique.
Volontairement, je n’ai pas accentué les responsabilités vers un pays ou un autre.
En temps de guerre, froide ou chaude, on oublie très facilement les limites de ce qu’on peut ou ne peut pas faire.
Le droit du sol, le nationalisme est responsable de pas mal de « dégats collatéraux ».
Etre objectif pour un historien, c’est être partisan, quelque part. Les renseignements qu’il peut récolter peuvent très facilement être déroutés de la vérité.
L’histoire allemande ou française dans les livres d’école sont-ils les mêmes ?
Une comparaison serait très intéressante.