Chère Gül,
Merci du compliment. Délicatesse, humour, beauté... tout vous réussit.
Je suis quand même réservé au sujet des tatouages - en vieux (?) réac inadapté. Chez une femme cela fait marquage pour être envoyée en Louisiane avec Manon Lescaut. Ou bien ’née pour souffrir’ que j’ai lu sur la main d’une femme aperçue un jour dans le métro.
Chez les hommes, j’admets ceux qui témoignent d’un passage à la Légion, la Marine... ou la taule. Mon père (paix à son âme) qui a fait des stages dans les deux dernières académies citées, avait une tête de femme tatouée sur le dos, d’autres motifs sur les bras. Pour la petite histoire, il a fait une pub pour Marlboro en 1956 - la série des ’Tatooed Men’, et on lui a collé un faux tatouage sur la main à la place du vrai qu’il avait...
Pour ne pas sembler passéiste, je ne sais plus où donner des yeux avec les petites robes d’été, noires ou à fleurs, qu’on voit ressurgir en ce moment. Avec, si possible, un beau décolleté. Insoutenable... !
Mais on n’a pas trouvé aussi raffiné pour l’homme - beaucoup s’obstinent à se vêtir en petits garçons - short et teeshirt. Je me souviens qu’une des grandes victoires de mes dix ans c’était de pouvoir enfin porter un vrai pantalon. Et j’ai toujours aimé les gilets - très pratique comme vêtement en plus - pas les multipoches, mais si possible à revers, double rangée de boutons. On s’est mis à en voir cet hiver, puis ils ont disparu. Paraît que c’est parce que c’est aussi long et coûteux à faire qu’une veste. En fait, je reste un inconditionnel du complet veston - dommage que le canotier ne soit pas de retour, on se contentera du Panama...
iyi geceler...