Bonjour l’hérétique
j’ai trouvé ton article très
intéressant. Indépendamment de ta provocation, tu soulève une
problématique existentielle, ou du moins tu la relais.
Pourtant la question est plus complexe
que ce que tu l’exposes. Avoir accès à l’apprentissage de la vie
économique peut parfaitement se faire dés l’adolescence, si cette
activité n’est pas de nature à stopper l’enseignement nécessaire
pour comprendre également tous les mécanisme qui permettent d’être
un citoyen complet et non seulement un objet productif.
Certes l’argent est un moyen d’échange
indispensable pour acquérir les biens et services que nous
produisons et dispensons, pourtant cette société faussement ultra
libérale développe une propagande idéologique autour du
libéralisme et sa loi du marché qui se régule seul qui n’est
qu’une tromperie monumentale. Désolé de ne pas te l’expliquer ce
serait trop long.
Mais en bref son idéologie cache
l’essentiel qui est que notre prospérité nous ne la devons pas à
l’argent mais au savoir tant technologique que intellectuel, car les
deux se cumulent et ne s’opposent pas. Or souvent nous les avons
séparé et cela à conduit notre société au dilemme d’aujourd’hui
où nous avons pris conscience des dangers irréversibles de notre
savoir faire, vidé à des fin mercantiliste de sa substance
intellectuelle.
Avoir une activité rémunératrice
pour obtenir la monnaie nécessaire à l’échange est indispensable
comme tu le soulignes pour s’assoir socialement. Pourtant demain ce
qui va nous sortir de la « merde » c’est ce que
nous serons capable d’inculquer comme connaissance et savoir dans la
tête de nos enfants, parce que l’on ne sort rien d’une tête vide et
encore moins d’elle les innovations qui remplacerons l’épuisement de
nos ressources.
Notre société a la particularité
comme tous les autres pays riches de développement technologique
d’avoir remplacé une bonne parti du travail humain(au sens marxiste)
par des machines et le phénomène grâce à la robotique va allez en
s’amplifient car la France est dans le domaine à la traine.
Si bien que l’on n’a pas
besoin du travail productif de tous le monde, ce n’est pas pour
autant que chaque français ne recherchera pas d’obtenir de l’argent
par un travail productif ou une activité rémunératrice. Or le
travail productif se ratifie alors que l’activité rémunératrice
peut se développer presque sans bornes, sous réserve que l’on
oublie pas l’essentiel, c’est qu’un billet de 500€ dans une
assiette n’a jamais nourri son homme s’il ne trouve pas à s’échanger
contre la production du travail d’un autre qu’il soit agriculteur ou
éleveur.
Rien ne nous empêche de
concevoir une éducation sous d’autres formes, une activité
créatrice ou un travail productif partiel complétée d’un
enseignement permanent rémunéré pour que chaque citoyen acquière
les savoirs utiles à la compréhension de notre société complexe
qui est devenue le privilège de quelque uns alors que l’on annihile
la capacité de réflexion des individus par une « mercantilisation »
de l’existence et une dictature de la pensée unique qui présente
ses modélisations mathématiques économiques comme incontournables
ou comme vérité absolu, alors qu’elles se réformerons, voire
disparaitrons si l’homme parvient à comprendre que malgré son
savoir technologique, il n’est pas, dans ses rapports économiques,
sorti encore de l’animalité, pire il s’y enfonce de plus en plus,
alors qu’il croit dur comme fer vivre suivant sa raison en étant
incapable de reformer par elle un type de production nocif pour
l’espèce humaine et pour le vivant.
Alors si demain aux ados
l’on est capable en même temps qu’on leur fait prendre connaissance
de l’importance, de la monnaie d’échange, des risques que son
obtention développe je veux bien qu’on les soumette à une activité
compatible à leur capacité si elle ne constitue pas un frein au
développement intellectuel.
Enfin ce point de vue du
travail des ados n’est que partiel et ne peut concerner tout type
d’enseignement. J’ai bien compris qu’il ne s’adresser qu’aux ados des
classes sociales pauvres qui subissent la raréfaction du travail
productif, notre incapacité d’innover dans des activités
rémunératrices et qui sont soumis à l’appel constant du besoin
d’exister par la consommation, sans en avoir les moyens.
Cordialement.