« Le crédit, c’est comme le tabac ». Il y a aussi ceux qui savent que le tabac réduit l’espérance de vie et les autres. Mais combien arrêtent de fumer en connaissance de cause ? Pas la majorité. L’Homme est un être de désir et gagner du pognon, sans souci d’en profiter, est une raison de vivre en soi - voir l’avare. Continuer de fumer malgré les conséquences ou tuer un mandarin en chine pour l’héritage, même satisfaction du désir, même combat. Lire un journal en tant que député en plein milieu de l’assemblé nationale : comportement irresponsable mais rationnel.
L’une des principales causes des réformes des XV-XVIème (protestantes, catholique...) est un renouveau spirituel en opposition avec l’importance consacrée par l’église aux biens matériels. Comment, dès lors, ces réformes auraient-elles pu profiter au crédit ? Ce renouveau religieux dû toucher les classes populaires mais pas les classes dirigeantes dont la tendance était depuis toujours, mais encore davantage depuis les mirages d’or de l’Amérique : gagner plus donc permettre autant que possible le prêt à intérêt. Au moyen-âge, certains rois n’hésitaient pas à emprisonner les banquiers qui leur résistaient. A la renaissance le fait est plus rare : indice de la montée du pouvoir économique qui mènera au capitalisme.
La politique crée, involontairement, les crises économiques, soit. Mais c’est la structure de la pensée, le comportement humain qui pousse les dirigeants à vouloir pour leurs nations ou entreprises - et pour eux - plus d’argent, plus de croissance, plus de puissance, dans une quête irréaliste - insensé - vis-à-vis du contexte global.