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Commentaire de Moristovari

sur La démocratie 20 ans après la chute du mur, l'humanité n'est pas à la fête


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Moristovari Moristovari 14 septembre 2009 16:04

Ne mélangeons pas texte et interprétation. « La main invisible » d’Adam Smith n’apparaît qu’une ou deux fois dans son œuvre, c’est pourtant son concept le plus connu. Nietzsche n’a guère eut le temps d’expliquer en détail ses trois concepts aujourd’hui vu comme fondamentaux : L’éternel retour, la volonté de puissance et le surhomme. L’essentiel de nos connaissances est invention.

Nietzsche s’intéresse peu à la technique. Il sait que le futur de l’Homme dépend moins de ses outils - et la monnaie en est une - que de ses idées. Fin XIXème, la démocratie était déjà une vieille idée. Sans avenir, c’est la résultante de l’analyse de Nietzsche - résultante pas si originale que cela à son époque.

Le surhomme qu’attendait Nietzsche fut sans doute, au vu du texte, plus espérance peu probable qu’avenir certain.

Le futur est une idée, Bergson l’a montré. Passé, présent, futur : une invention naturelle nos perceptions ancrée dans l’espace (Achille et la tortue). Pour écrire les œuvres de Shakespeare, il fallait être Shakespeare - avant, ce fut impossible. Le futur, dixit Bergson, est création perpétuelle d’imprévisible nouveauté. Imprévisible.

Comment donc Nietzsche prévoit-il le futur ? Car il n’imagine aucune nouveauté. Il parle de démocratie, de libéralisme, de capitalisme (souvent intra-textuellement). Il dit juste que ces idées déjà anciennes n’ont aucun avenir au vu de la nature humaine. Et Nietzsche la connait, cette nature humaine, depuis « Humain, trop humain » et « Aurore ». Ce n’est pas sans raison que Freud parla peu de Nieztsche et de ce qu’il lui devait : Nietzsche, comme Dostoïevski, fut probablement meilleur psychologue que Freud.

Début XXIème, le monde est encore empêtré dans les idées de démocratie, libéralisme, capitalisme. De vieille idées. A quand du nouveau sous le soleil ?

Pour Nostradamus, comme tout hermétisme, mieux vaut ne pas en parler. L’hermétisme tend vers d’infinis interprétations, donc vers l’inutile. Voir la majeure partie de l’oeuvre d’Umberto Eco, dont au départ « Le pendule de Foucault ».


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