C’est très juste de parler de caste en ce qui concerne les économistes. Et ce pour une raison simple : les employeurs des économistes sont dans leur immense majorité institutions étatiques et gouvernements. Croyez vous qu’un économiste qui professerait que les institutions et les gouvernements sont au mieux pas très utiles et au pire causent les problèmes qu’ils sont sensés corriger trouve un travail ? Peu de chance.
D’où la mise à l’écart de l’économie politique comme vague philosophie libertarienne.
Restent en lice ceux dont les théories conviennent aux institutions et gouvernements : monétaristes et néo-keynesiens.
Faux dilemme. Deux alternatives également trompeuses, l’une parce qu’elle tolère la réserve fractionnaire et s’illusionne sur la capacité des états à ne pas toucher à la création monétaire, et l’autre parce que la monnaie est son point aveugle théorique, malgré les efforts d’un Aglietta qui n’aboutissent qu’à légitimer le prêteur en dernier ressort, source de l’irresponsabilité.
La crise est monétaire dans sa source, ne pourra se solder réellement sans une longue et profonde déflation et un retour à 1914 par indexation de la monnaie sur l’or, argent, marchandises, et avec au minimum une forte responsabilisation de l’usage de la réserve fractionnaire, sinon une interdiction.
Keynesiens et monétaristes partagent la responsabilité d’avoir oublié que le capitalisme, c’est épargner, produire et consommer, dans cet ordre là.