Comme d’hab avec la bande à Asp, il y a une telle déformation des propos qu’on ne peut répondre à tout sans redire la même chose.
Une seule remarque me paraît intéressante : « N’est-ce pas vous qui vous insurgiez contre ces boîtes privées ? »
Effectivement, on assiste en ce moment à un détournement des fonds de l’Education nationale en faveur du business privé de l’anglais – détails dans l’article.
Mais ma proposition de complémentarité public-privé-familles-Instituts nationaux s’inscrirait dans une conception totalement différente des langues : le libre choix des deux langues étrangères à valider parmi celles proposées par l’établissement OU parmi les autres lieux d’apprentissage possibles.
Liberté + diversité + reconnaissance des langues d’immigration.
Il n’est pas question de subventionner l’anglais à tout-va, mais de proposer dans les écoles ce qu’on peut, et de laisser libres ceux qui souhaitent valider d’autres langues que celles disponibles en interne. De plus, la validation du niveau doit rester l’apanage de l’EN.
« Si c’est secret, comment savez-vous que c’est extrêmement élevé ? »
J’ai mis des extraits d’articles sur les assistants natifs, certains coûts financés par les Conseils généraux, il suffit d’extrapoler : car ni notre président ni Xavier Darcos ou autre ne vont nous indiquer les investissements extra-scolaires dans l’anglais…
« dont 50 000 ayant le niveau requis pour l’enseigner proprement. »
Ma proposition pour le primaire tient compte du fait qu’il ne s’agit que d’une initiation, et l’espéranto est également très particulier en matière d’enseignement, car infiniment plus simple à enseigner : il ne faut pas avoir passé dix ans à Londres pour expliquer que tous les présents finissent en –as. Ajoutez-y du matériel pédagogique (le film –anglais – avec le personnage « Mazi », Mazi en gondolando) , et n’importe quel enseignant motivé par les langues ayant fait deux ou trois stages peut s’en charger, le temps que quelques instits en formation valident eux aussi l’Eo. Ce sont de faux problèmes.