Bonjour Caleb irri.
Cet article mérite réflexion, et pardon pour mon interventions centrée sur deux seulement de vos assertions.
Vous écrivez, je cite : « au niveau politique, une constitution devrait s’établir sur la volonté d’un individu, pour ensuite créer une règle générale satisfaisant à tous, et au niveau économique, les théories devraient partir de la volonté de tous pour établir les règles individuelles. »
Sur la seconde proposition, je dirais que la théorie qui part de la volonté de tous pour établir des règles individuelles se résume en ceci : « Laissons faire la main invisible parce que greed is good »
Sur la première, si je comprends bien, n’est-ce pas ce « despotisme éclairé » l’expression consacrée ?
Un peu plus haut vous avez dit : « Même si les théories économiques ont réussi à faire accroître le niveau de vie et des richesses disponibles, les contraintes du travail et la répartition des richesses n’ont jamais été aussi injustement partagées ».
Si je suis d’accord avec la seconde partie de cette phrase, en revanche je dirais que c’est le travail des hommes, de tous les hommes qui a réussi à accroître les richesses.
A ce sujet, permettez-moi de citer Alain Badiou :
« Le capitalisme n’est qu’un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeurs, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé ».