Bonjour, je crois que tu étais présent dans la discussion après mon article sur l’accent tonique en français (lien dans l’article), la discussion n’apparaît plus sur AV, pb technique ou nettoyage ?
Pas seulement les anglophones, mais certains journalistes accentuent incroyablement la première syllabe, comme s’ils annonçaient à chaque mot la catastrophe du mois. C’est même parfois pénible.
Je ne pense pas que le concept d’accent tonique soit incompréhensible pour des élèves de 6 : mes enfants l’ont parfaitement pigé au primaire, à l’aide de quelques exemples. Il suffit de choisir un mot long, par exemple chocolat, et de le prononcer de trois façons différentes : CHO-colat (comme si c’était 2 mots différents), choCO-lat, et en bon français chocoLAT.
En fait, le problème vient des profs soit qui connaissent mal la notion, soit qu’ils l’ont mal comprise car embrouillée à souhait par les pédagogues qui compliquent tout en parlant d’accentuation de la phrase (vrai, mais c’est un concept différent, qui se rajoute à l’accent tonique) ; total, les profs de français n’en parlent pas, et ceux d’anglais non plus, peu pressés d’expliquer à quel point l’anglais est spécial de ce point de vue... Par contre, les profs de français langue étrangère n’ont en général aucune réticence à expliquer les choses simplement et clairement.
2. Je ne suis pas hostile à la VO, mais agacé par ceux qui veulent nous l’imposer, car il est clair que dans leur esprit il s’agit de l’anglais, encore et toujours. Combien souhaitent vraiment voir des films de Bergman, Wajda, Youssef Chahine, ou Kurosawa en VO sous-titrée ?
Mon niveau ne me permet pas d’apprécier des dialogues ultrarapides et fournis de Woody allen, ou même la série « Desperate housewives », subtile et humoristique. Il me faudrait pour cela des années d’efforts, dont je n’ai pas envie, car mon niveau suffit pour les consultations l’été avec des touristes anglophones. Autrefois, j’avais lu des polars en anglais, mais dans cette langue il faut de l’immersion, à cause de la discordance écrit-oral.
Ce que je veux dire, c’est que derrière la question de la VO se cache la pression pour l’anglais, comme souvent !
Par contre, si le numérique permet de choisir, pas de problème.
« Enfin , quiconque a besoin professionnellement d’une langue étrangère peut en apprendre tout seul de solides bases en quelques mois à raison d’un travail assidu »
Tout à fait d’accord. derrière de savantes explications basées sur des études douteuses (comme récemment celle-ci, synthèse d’autres études douteuses !), nous expliquant que l’apprentissage précode des langues étrangères rend plus intelligent, voire fait repousser les cheveux, se cache encore et toujours la quetsion de l’anglais.
3. « PS : sais-tu s’il y a une méthode Assimil d’espéranto ? Est-elle bien faite ? »
Réponse courte : Oui. Moyen.
Réponse longue : il existe une méthode Assimil d’espéranto, en général considérée comme moyenne par les espérantistes, essentiellement parce qu’ils ont voulu découper l’enseignement selon le schéma suivi par chaque langue.
Par contre, l’Assimil de poche « L’espéranto de poche » (Triolle et Texier) est très bien, mais ce n’est pas à proprement parler une méthode : pas d’oral, plutôt un guide comprenant la grammaire, mais ausi du vocabulaire classé par circonstances comme les guides de voyage, et un petit lexique. Je l’ai, et je l’ai trouvé très bien fait.
Mais en Eo, il y a beaucoup de gratuit :
Kurso de esperanto (fait par des Brésiliens) j’ai débuté dessus, il est très bien, sauf la leçon sur les correlatifs qui est trop dense et représente au moins trois leçons.
Des bénévoles assurent des cours par correspondances sur Internet,
I-Kurso
(plutôt pour les francophones) et Lernu (plutôt international). Les deux sites contiennent aussi des documents audio débutants et avancés.
D’une manière génrale, l’oral est moins indispensable au début que dans d’autres langues. A mesure, on peut compléter par des émissions radios (je ne détaille pas), par les documents audio présents sur les sites cités, ou par des programmes pour enfants : « Mazi en Gondolando », extraterrestre d’un excellent cours de la BBC, en plusieurs langues, mais la BBC a demandé des droits d’auteur tellement élevés aux espérantistes qui proposaient de faire bénévolement une version Eo, qu’une version pirate existe sur la Toile...