re bonjour luc denfer
Sur l’enseignement je partage ton
analyse d’autant plus qu’en tant que militant fraichement élu ce fut
ma première mission que d’embrayer sur l’éducation permanente qui
se mettait en place à la suite du projet de nouvelle de société
élaboré par Delors et Chaban que leur amis ont fait avorter dans
d’autres domaines, nous étions en 1969.
À cette époque dans les années qui ont suivit 1969 peu en
avaient compris l’avenir. Ce que chacun réclame à grands cris
aujourd’hui, était boudé par le patronat et les salariés à
l’exception de grandes entreprises qui déjà pratiquaient leur
formation.
J’ai donc occupé des postes d’administrateurs dans des
organismes de formation et j’ai vu l’idée généreuse d’éducation
permanente se transformer en formation permanente puis
seulement formation professionnelle, excluant ainsi la notion
importante d’éducation.
J’ai même un secrétaire général qui m’a eu dit que
l’éducation est l’affaire des parents, si cela avait été nous
aurions eu un monde d’ânes. Puis j’ai entendu la population
répondre favorablement aux sirènes qui proposer que l’enseignement
ne conduise qu’à trouver un emploi. Nous en sommes là et c’est
toujours ce que la population attend de l’éducation pour leurs
enfants. Ils sacrifient de la sorte cette capacité cérébrale à la
découverte que tu as si bien développée.
Dans la confusion
des genres personne ne sait rendu compte que l’enseignement ne peut
plus se faire sur la base de celui qui existe car il faut apprendre
pour occuper les places en exercice et apprendre tout au long de
l’existence pour rendre accessible à chacun la complexité du monde
et ainsi préparer l’avenir avec se qui se fera jour dans le cerveau
d’un illustre inconnu.
J’ai passé une bonne partie de
ma vie à essayer de faire comprendre cela et de voir que l’on prend
la voie inverse me désole. Dans chaque élaboration de stage de
formation j’ai toujours été le seul à demander qu’on y inclut des
heures de formation d’initiation à l’économie, ou de formation de
science humaine. Même les organisations syndicales n’y
souscrivaient, pas y compris celle à laquelle j’appartenais, qui me
prenait pour un doux rêveur car leur souci ne se résumer qu’a
réclamer des augmentations de revenus et ne voyaient la formation
que sous cet angle.
Il n’est donc pas anormal qu’ayant semé dans les esprits depuis
si longtemps cette seule utilité à la formation, elle est investi
l’éducation nationale, car nous avons donné le pouvoir politique
aux marchands, cela même qui me disait dans les années 70, si les
salarier veulent s’instruire ils n’ont qu’à se payer leur formation.
Il me semble que dans le débat sur la réforme de l’éducation
j’ai entendu ces propos dans la bouche de notre président, comme
quoi, qui oserait dire qu’il n’est pas un homme des
marchands.
Concernant la décroissance, il faut se rappeler la
fin des trente glorieuses comme nous disons, et c’est au début des
années 80 qu’a commencé le consumérisme avec le développement de
la publicité pour formater les esprits, le jetable et le design pour
pérenniser les emplois, ce qui aller produire tant de déchet.
L’autre aspect fut le développement technologique qui
permettait tout cela et réduisait de fait le besoin de main d’œuvre
nous poussant au développement des services.
La décroissance
que je vise est celle qui consiste à ne la mesurer que sur la
production industrielle et considérer que seule cette activité peut
remplir la vie d’un individu. Compte tenu de la nocivité constater
il faut la réduire et entrer donc en décroissance dans ce champ
d’activité primordial, ce qui ne signifie pas que l’on ne puisse
pas trouver d’autres facteurs d’évolution que nous n’appelleront
peut-être pas la croissance, pour poursuivre sous d’autres aspect
notre prospérité et la rendre accessible aux autres.
Il nous faut bien reconnaitre, à moins d’être nihiliste que la
notion de croissance sous tend sa propre extinction car le mouvement
perpétuel se fait par le renouvellement et non par le maintient des
choses en l’état. Enfin mesurer la croissance par la seule monnaie
comme nous le faisons, cache de fait ce que tu dénonces. Or la
notion de croissance est attachée à cette mesure.
Quand à l’activité citoyenne de proximité sur tout les champs
essentiel à notre existence ce n’est pas stupide car ceci en cas
d’effondrement du système nous préserverai de l’énorme famine
qui s’abattrai sur le monde.
Merci pour ton commentaire.
Cordialement.