Il ne faut pas sous-estimer le désir de certains beaux-esprits engagés dans la déconstruction de l’histoire, de la mémoire, de l’art, de la littérature, ou autres, le désir donc, de se faire un nom et faire avancer leur carrière en prenant le contre-pied systématique de tout ce qui avait court, pour faire nouveau, post-moderne, bref pour attirer l’attention sur eux et faire parler d’eux au détriment de la rigueur scientifique. Les déconstructeurs sont nombreux mais hélas les constructeurs véritablement utiles et innovants le sont moins... Doit-on prêter attention à leurs pitreries ?
Je conserverai l’image de Vercingétorix de mon enfance, tout éleveur de cochons qu’il fût.
Et puis, en quoi l’élevage des cochons est-il incompatible avec l’héroïsme ?
D’ailleurs, dans l’Antiquité les rois et chefs s’adonnaient souvent à l’agriculture. Plus près de nous Tolstoi labourait ses terres et fauchait ses foins tout en étant comte et l’ un des plus grands écrivains de son temps.
Rappelons que les deux dynasties royales qui ont régné sur la Serbie au XIXème siècle avaient fait fortune dans le cochon - le seul moyen de faire fortune pendant la domination ottomane étant l’élevage des porcs car c’était la seule richesse que les Turcs ne confisquaient pas. Tout éleveur de cochons qu’il soit, Pierre 1er de Serbie a été honoré par la France qui a donné son nom à une avenue dans les beaux quartiers de Paris.
Il est clair que votre historien n’a pas compris que les élites naturelles sont issues de la caste des propriétaires terriens et que ses connaissances sur les sociétés traditionnelles sont minces... S’il est vrai que la colonisation romaine a été entièrement positive pour la Gaule, pour autant cela ne donne pas le droit de dénigrer la bravoure et le courage des guerriers gaulois. Votre historien est un bien triste sire...
Quant aux afghans, je n’ai pas d’opinion. Car l’Afghanistan n’est plus un pays, encore moins une nation. C’est une mosaïque de clans et de tribus probablement en voie de démembrement. Après trente ans de guerre quel Afghan peut encore croire à l’avenir ?
Par ailleurs nos soldats ne sont pas en Afghanistan pour former les Afghans ou pour apporter la démocratie ou un quelconque bénéfice à leur pays mais bien pour contrôler les voies d’acheminement des hydrocarbures vers les marchés occidentaux et s’assurer ainsi que les compagnies pétrolières françaises auront leur part du gâteau le moment venu. Dans ces conditions le code d’honneur s’applique-t-il encore ?