mr mourey,
je lis toujours avec plaisir vos articles et votre sympathique et original combat pour re-localiser alésia.
mais je ne peux être d’accord avec vous sur l’expulasion des 3 jeunes afghans.
vous même et vos collègues militaires, avez opté pour le métier des armes. vous avez choisi de servir des idéaux qui vous semblaient justes, vous avez placé une certaine forme de patriotisme au dessus de toutes les valeurs.
mais qu’en est-il pour un jeune afghan dont le pays est déchiré par une guerre civile.
quelles valeurs doit-il choisir, quel est le « bon » choix ?
celle des talibans, partisans d’une société sectaire, religieuse et obscurantiste qui nie la moitié de l’humanité ?
celle des occidentaux qui ont envahi leur pays au nom de...
au nom de quoi au fait ?
de l’humanité ?
si c’était le cas, il y a longtemps que la corruption aurait disparu, que les infrastructures, les écoles, hôpitaux, seraient en bonne voie de reconstruction, que le chantier de la mise en place des structures d’une société démocratique serait avancé. les chefs de guerre auraient été neutralisés.
pour un afghan, faire le choix d’un camp, c’est exposer sa famille aux représailles de l’autre.
et ce n’est pas parce que l’on nait homme que l’on doit automatiquement prendre les armes.
entre ces 2 camps, il y a la majorité de la population, qui essaye tant bien que mal de survivre. des millions de femmes et d’hommes, terrorisés, victimes d’attentats, décimés par les raids des talibans ou des représailles occidentales.
la guerre a montré qu’elle libère les hommes qui la font, de tous les interdits qui régissent la plupart des sociétés dites « civilisées » : il n’existe pas de guerre loyale, chevaleresque, dont les protagonistes respectent les conventions de genève. les exemples de la prison d’abou ghraib et de guantanamo en sont une parfaite illustration.
renvoyer ces 3 hommes vers leur pays est inique, car on les renvoie à la mort. en europe, ils auraient pu aider leur famille et peut-être les sortir de l’enfer.
mais mr besson, qui n’a jamais connu la guerre, s’en tire en leur donnant une aumone.
mr sarkozy, lui n’a jamais fait son service, que peut-il connaitre du sort des soldats qui versent leur sang et qui voient mourir leurs camarades ?
tout le monde n’est pas fait pour porter les armes, pour « péter la gueule aux autres et se la faire péter » ; tout le monde ne s’appelle pas « rambo » !