A ali et samir
généralement je ne réponds pas au post de discussion
entre commentateurs. Mais le fond de votre réflexion est important, il nous est
bien sur impossible de connaître le monde effectif ou dieu pour vous, nous n’avons
pas des sens qui nous permettent en l’état de parcourir le cosmos nous sommes
donc contraint de nous en faire une représentation à l’aune de notre
compréhension que la science malgré son incertitude aide à préciser
L‘Homme n’est donc pas irrévocablement un être violent. Il
est lui-même la construction d’un amalgame d’informations ordonnées qui ont
élaboré son psychique ; mais il a la difficile responsabilité à partir de
celui-ci, de quantifier et qualifier les informations[i]
qu’il perçoit dans l’ignorance la plus totale du monde objectif, en bâtissant
au fil des millénaires l’image de ce qu’il a pu comprendre de lui et du monde.
Et ce n’est qu’à partir des définitions qu’il leur donne qu’il est en mesure de
transformer une agressivité créatrice en violence mortelle intra espèce en
l’absence d’un inhibiteur inné.
Ainsi, chaque fois que nous définissons un concept pour
expliquer l’indéfinissable. Ce concept défini entre dans ce que j’appelle
l’indéterminé. Un indéterminé que nous parvenons à préciser par des théories,
lesquelles entrent à leur tour dans les divers degrés de l’incertitude. Cette
incertitude a pour principe, qu’après la conceptualisation d’une théorie, nous
ne pouvons être assurés que ses éléments dans le « temps » trouvent la
place que nous leur avons imaginée. Également, qu’ils resteront ce qu’ils sont,
à la place où nous les avons mis ou observé.
Par indéfinissable, j’entends la question : « Pourquoi ? ».
Avec comme réponse : « je ne sais pas ! ».
Par indéterminé, j’entends : imaginer une réponse à la
question.
Par incertitude, j’entends : posséder une réponse
temporairement vérifiable.