A Imotep : Vous avez le droit de ne pas être de mon avis... Vous pourriez cependant accepter d’entendre avant d’accuser aussi violemment ! Bon ! Je n’ai jamais dit que F. Bayrou n’avait pas le droit d’intervenir dans les débats. Seulement une chose est de vouloir, comme chacun peut le faire, défendre un point de vue et argumenter, autre chose est de mettre son autorité dans la balance pour faire retirer un passage et supprimer ainsi toute discussion sur un point précis ou revenir sur un point déjà voté, alors même qu’il n’avait pas entendu la discussion à ce sujet et ne savait donc pas au juste ce qui avait été dit. D’autre part, d’après ce qu’avait dit R. Rochefort le vendredi soir, nous avions compris que certains points éthiques sensibles ne devaient pas être abordés, et pour ma part je trouvais cela très normal, étant donné que ces points nécessitent une réflexion approfondie et que manifestement le temps manquait pour cela. Je reconnais aussi à F. Bayrou le droit de refuser certaines prises de position... Le tout est de poser clairement à l’avance les limites de ces refus, car si ceux-ci concernent trop de domaines, certains ne suivront plus, tout simplement. Or, sur la sécurité notamment, que je reconnais (je l’ai écrit) comme un rôle essentiel de l’Etat, le refus de tout populisme démagogique s’impose. C’est le point sur lequel j’aurais le plus envie de m’opposer à N. Sarkozy. Or l’intervention, manifestement bien préparée, d’un magistrat a été vite écartée par F. Bayrou ; je l’ai regrettée ! J’ai eu l’impression d’une très grande frilosité de sa part. Attention, la frilosité ne mobilise pas, je veux simplement le rappeler. On ne peut demander à des électeurs de se mobiliser que s’ils se sentent entendus. Sinon, ils choisiront un autre vote, et j’en serai désolée.
A Daryn : Les critiques ne doivent pas se faire sur la voie publique... Encore que... montrer que le débat est possible ferait-il vraiment du tort au Modem ? Et puis j’écris ce que j’écris non pour dénigrer mais parce que j’espère un changement. Si celui-ci vient, soyez sûr qu’il sera mobilisateur.