Le terme « imaginaire » par rapport à « réel » ne signifie pas que c’est dans l’imagination. C’est bien de la création de valeur, mais du genre qualité d’information, donc quelque part non vraiment quantifiable de façon certaine, et non pondérée par le temps.
Pour bien l’appréhender on peut donner l’exemple de 2 entreprises. L’une (A) est donneur d’ordre pour la création d’un logiciel. L’autre (B) le crée. Le logiciel appartient à A et est conçu par B.
B reçoit de A le prix du logiciel créé. Elle paie les concepteurs. La différence entre les deux constitue sa plus-value. C’est de la plus-value réelle dans la mesure où elle ne la réalise qu’une fois en liaison avec le temps de travail accompli.
B par contre, n’a pour l’instant rien réalisé du tout (elle a investi). Le logiciel lui appartenant, elle peut le revendre à de centaines, voire des millions de clients. Sa plus-value n’est plus liée au temps de travail. Elle est liée à la qualité du logiciel, son caractère innovant, etc. Elle peut être quasi-infinie.
J’emploie le terme imaginaire un peu au sens des nombres complexes, en mettant l’accent sur le fait qu’elle n’est liée ni à un support physique, ni au temps (la compétence du créateur a plus d’importance que le temps qu’il passe à créer), mais à une qualité de conception, ou d’information. Si un terme plus adéquat peut être employé, je suis preneur.
Quant à l’usure, elle ne crée pas de valeur, elle spolie celui qui s’y laisse prendre. Celui qui achète son écran plat, ou sa belle automobile, à crédit, devra rembourser bien plus qu’il ne l’aurait fait sinon, mais cela ne change la valeur ni de la TV, ni de la bagnole.