Chers amis lecteurs et contributeurs :
Sur la question de la pédagogie,
il faut donner des chiffres simples. Pour financer une annuité de 1500€/mois
pendant 25 ans à un taux de 3% il faut environ 700K€. Avec 1000€/mois il
faudrait environ 450k€. A-t-on une idée du capital implicitement accumulé dans
les contributions ? Je me suis plus qu’intéressé à cette question. La seule
chose qui permet de stabiliser le système est d’indexer l’âge de la retraite
sur la longévité (cf le papier joint en annexe), mais pour cela il faut que le
marché du travail fonctionne... sinon on remplace des pensions par des
assurances-chômage. Or, ce qu’il faut voir, c’est qu’actuellement il n’y a
probablement même plus assez de ressources financières mobilisables pour servir
une assurance-chômage
Il faut donc une autre solution.
Elle est donnée dans le rapport du Cor que je vous invite à lire très
attentivement..
Mais elle est aussi donnée dans
mon article . D’où ma détermination sans faille et la volonté qui m’anime
de réunir comme je le fais déjà tous ceux qui ne craignent pas de mettre un
terme aux mesures iniques qui contribuent à détruire les services publics,
donner un quitus aux agissements frauduleux (AMF/ EADS), niches et bouclier
fiscaux, etc…
Contrairement à ce que vous
pensez – et tous mes écrits en apportent la démonstration – le but que je
partage et poursuis avec vous sans doute, mais que j’aimerais aussi poursuivre avec
des milliers d’autres personnes capables de prendre la décision de penser par
elles-mêmes en cessant de se raccrocher à ces vieilles lunes politiques et
partisanes qui encombrent le paysage, est de faire en sorte que tous les groupes
de gens dont parlent avec justesse ZEN, François51 et Massaliote, cessent de
subir effectivement dans leur chair les conséquences des agissements et graves
anomalies que vous-même et Jps décrivez., comme le font quotidiennement tous
les contributeurs d’Agoravox, de Rue 89 etc…
Venez me rencontrer. Je serai
très heureux de faire votre connaissance, d’échanger avec vous, d’apprendre, ce
qui vous permettra de me connaître et, je l’espère, de relativiser le côté « anti-social »
que vous décrivez.
Soyez conscient d’une chose :
quand je dis que le fruit est mûr et qu’un immense boulevard politique,
économique et social est en train de s’ouvrir pour une Great New
Transformation, je sais que nous entrons dans un monde de possibles. « L’avenir
est notre affaire », comme le disait Denis de Rougemont.
En tout cas, merci à chacun de
vos contributions.
Renaud Bouchard
PS. Pour répondre à Bugsy, peut-être
rencontré dans un séminaire de l’Ecole doctorale de Paris X, du Resore ou de l’IES,
- Je ne suis pas en service commandé.
- A propos de Bernard Friot, dont la production et la qualité intellectuelle sont
réellement remarquables - il a raison de le citer - je ne puis que renvoyer ceux qui ne le connaîtraient pas, à la lecture de quelques
bonnes feuilles avec, notamment, parmi une très riche bibliographie, les textes
suivants :
- Et
la cotisation sociale créera l’emploi,
Paris, (1999) La Dispute
éditeurs.
- Puissances du salariat : emploi
et protection sociale à la française, Paris, (1998) La Dispute éditeurs, 315 p.
(nouvelle édition en 2008).
- Wage and Welfare : new perspectives on employment and socail rights in
Europe, sous la direction de Bernadette Clasquin, Nathalie Moncel, Mark
Harvey et Bernard Friot, Bruxelles, (2004) P.I.E.-Peter Lang.
- La
construction sociale de l’emploi en France, des années soixante à aujourd’hui, sous la direction de B. Friot et J. Rose, Paris, (1996)
L’Harmattan.
- Avec
Hedva Sarfati et Giuliano Bonoli (dir.), compte-rendu de "Mutations du
marché du travail et protection sociale dans une perspective internationale :
voies parallèles ou convergentes ?", (2004) Retraite et Société, n°
42, juin 2004, p. 193-197.
- Ciblage, universalité,
discrimination : la fiscalité redistributive contre le salaire, Lien social
et politiques, (1999) n° 42, automne 1999, p. 37-48.
- La proposition CGT de sécurité
sociale professionnelle : de la sécurité sociale à la mise en cause du marché
du travail, in Philippe Batifoulier et alii, Approches institutionnalistes
des inégalités en économie sociale, tome 1 : les évolutions, Paris, (2007) L’Harmattan, p. 361-375 (Actes des
Journées de l’Association d’économie sociale, Paris 10 Nanterre, 6-7 septembre
2007).
- Les
deux propositions contradictoires de sécurité sociale professionnelle, in Vivre
ensemble au 21 ème siècle, Actes du colloque de l’Institut de sociologie,
Université Libre de Bruxelles, 11-12 octobre 2005, (2007) Institut de
Sociologie, ULB, Bruxelles, p. 153-166.
- Retraites
: élargir le statut de salarié et mettre en cause le droit de propriété
lucrative, Paris X, Travail et mobilités (2003) juin, 3 p.
Mais aussi, car il faut tout lire :
ttp ://econpapers.repec.org/paper/oececoaaa/420-en.htm
The Impact
of Ageing on Demand, Factor Markets and Growth. Joaquim
Oliveira Martins ([email protected]), Frederic Gonand, Pablo Antolin
([email protected]), Christine de la Maisonneuve and
Kwang-Yeol Yoo ([email protected])
No 420,
OECD Economics Department Working Papers from OECD, Economics Department
Effets du vieillissement sur la
demande, les marchés des facteurs de production et la croissance.
Cette étude (je cite) examine les
canaux par lesquels le vieillissement de la population est susceptible
d’affecter l’économie et la croissance potentielle. Elle identifie les
dispositifs actuels qui pourraient amplifier les effets négatifs induits par
les tendances démographiques et analyse les réformes pouvant limiter ces
effets. L’étude commence par une brève discussion relative aux évolutions
démographiques. Leur effet sur le niveau et la structure de la consommation est
ensuite analysé, ainsi que leur impact sur le niveau d’épargne agrégé et la
structure de l’économie. L’effet sur l’offre est analysé suivant une approche
de type fonction de production : marchés des capitaux, du travail et
productivité. L’analyse empirique se concentre sur un sous-ensemble de grands
pays de l’OCDE qui diffèrent par leurs profils de vieillissement et par la
générosité de leurs systèmes de pension. Utilisant un modèle simple d’équilibre
général avec des générations imbriquées et des scénarios alternatifs de
réforme, l’étude présente des simulations illustrant l’impact du vieillissement
sur le PIB potentiel par tête et la convergence économique entre pays de
l’OCDE.