Bonjour,
Effectivement le cloud computing et « l’internet des objets » sont en train de devenir réalité, même si il reste un obstacle de taille : Le protocole IPv4 dont le nombre d’adresses disponible s’épuise dangereusement. Mais cet obstacle la est en train de se régler petit à petit.
Mais je différe de vous sur la notion de gouvernance. L’histoire récente a au contraire montré que c’est bel et bien l’abscence de gouvernance qui a fait le succès des technologies. Internet a gagné face à Compuserve (Réseau propriétaire qui a eu son heure de gloire), AOL (qui était à la base un réseau propriétaire) et MSN (qui a également comménçé comme un réseau privé propriétaire). Ceux qui ont investis dans les réseaux privés pensaient comme vous que la gouvernance serait un atout. Elle a été leur perte. Au contraire, la quasi abscence de gouvernance d’internet a fait sa force. Et fort heureusement jusqu’à présent on a échappé au fait que l’ONU fourre son nez dedans.
Le cloud computing souffre actuellement d’un grave travers : La plupart des solutions sont propriétaires (Amazon, Google, ...) et la possibilité d’une gouvernance est justement ce qui fait que les gens ne s’en serviront pas.
Mais que sorte le petit outil que l’on pourra installer sur n’importe quel serveur dédié de la planète pour se créer un « cloud » privé, qui garantira à la fois l’interopérabilité et l’abscence d’interférence des politiques et alors cela va réelement décoller.
Enfin les politiques semblent croire que le Cloud Computing c’est de l’infrastructure mais c’est en réalité du logiciel. L’infrastructure existe déja (on peut louer des serveurs chez n’importe quel vendeur de dédiés). Ce qui manque c’est le logiciel. Le coté infrastructure lourde rassure les politiques car il s’imagine que cela va pouvoir se gouverner. Mais c’est un leurre. Comme sur internet, l’infrastructure va et doit rester un support, le contenu et les applicatifs seront mobiles (et même plus que jamais). Si vous avez un système de cloud standardisé vous pourrez déménager des opérations web d’un continent à l’autre en quelques heures la ou auparavant cela nécéssitait une planification. Vous pourrez affecter les ressources dynamiquement au plus prêt du point de consommation. Mais la valeur ajoutée ne sera pas dans les batteries de serveur (cf business d’Ovh ou Dedibox) mais dans l’intelligence qui tournera dessus.
On va bien s’amuser dans les années à venir en tout cas.