bonjour caleb
j’ai lu tes liens, bien ! j’ai écrit il y a longtemps un essai ou j’explique que demain il faudra rémunérer les hommes pour apprendre. le capitalisme n’est qu’une organisation d’un atavisme génétique face à la rareté. je ne pense pas qu’il y ai une solution dans l’immédiat car nous sommes dans l’exercice de nos émotions, et non de ce que peut nous permettre notre raison que l’éducation permet de développer et de ramener celles-ci à d’acceptable valeurs pour apaiser les tensions humaines génétiques, c’est un pas vers l’hominisation et ce n’est pas dans ce sens que nous allons car nous revenons au développement irrationnel de nos systèmes émotionnel, parqu’ils sont vendeurs tant sur le plan économique que politique. l’écart qui se creuse entre la population grandissante et la rarefaction des matières premières épuisables, va générer une augmentation du caractère culturel de la délinquance
c’est quoi le caractère
culturellement transmissible de la délinquance.
Qu’est ce que signifie
« culturellement transmissible ?
C’est le constat que
dans la Nature
il n’y a pas de notions de délinquance et encore moins de crime. Un animal qui
va essayer d’avoir un morceau de la proie que son congénère a chassé, par
exemple, n’est en rien un voleur, il essaye simplement de se nourrir dans les
conditions du moindre effort (coût/avantage), plutôt que de se chercher une
proie et l’abattre ; Mais surtout, il ne tuera pas son congénère pour
l’obtenir.
L’humain, en accédant à
la conscience, a défini petit à petit qu’un individu n’avait pas le droit
d’aller prendre une part de la chasse d’autrui sans son autorisation, sans sa
volonté de partager. Et il a convié l’autre à faire l’effort d’aller chasser.
Sauf que ceci exige
qu’il y ait une quantité de nourriture disponible pour chaque chasseur. Or,
dans notre organisation socio-économique, la « proie » est devenue la
monnaie, et quand elle peut être abondante, nous la raréfions pour qu’elle soit
désirée. Partant de là, les chasseurs se livrent à une concurrence, et ceux qui
ne sont pas assez vaillants ou adroits, peu enclins à l’effort, attardés,
malades, handicapés ou d’un tempérament génétique moins adapté à la
compétition, seront écartés.
Ce n’est pas pour autant
qu’ils n’auront pas faim, et de ce fait, leur instinct de préservation les
poussera à rechercher des moyens pour s’approprier la « proie » d’autrui.
Mais dans le même temps les autres chercherons des mesures pour les en
dissuader.
Partant de là, chacun
élèvera sa famille dans des conditions différentes plus ou moins difficiles qui
se répercuteront sur leur progéniture. Quelques milliers d’années plus tard,
pour réguler tout cela, l’humain a défini une notion de bien et de mal qui
condamnait les actes de celui qui volait par exemple, mais aussi invitait
l’autre à partager. Ceci sans résultat. De telle manière que ceux qui
possédaient des « proies » ont établi une liste de délits et de
crimes, ont construit des prisons pour ceux qui enviaient les proies dont ils
estimaient être les propriétaires. Les mêmes prisons également pour ceux qui,
conscients de ces inégalités, prônent des solutions de modification de ce
scénario pour que l’on puisse nourrir ceux qui sont écartés par la concurrence
ou en organisant pour eux des actions de solidarité sociales pour les nourrir
et leur apprendre à chasser « des proies ». Et nous sommes dans ce schéma
réducteur depuis des millénaires. Cette quête de la « proie » est
structurée aujourd’hui par la division du travail et la mobilité, à partir
desquels, des groupes vont se stratifier socialement. Ceux qui appartiendront
aux groupes qui se trouvent « écarté ou plus faibles, moins méritants, et qui au
grand désespoir des autres groupes ont faim et ne se décident pas à vivre les
difficultés de leur existence, utiliseront les faiblesses des autres ou leurs
points sensibles, pour s’approprier les biens qu’ils désirent, voire utiliseront
leur faculté à se regrouper s’ils sont suffisamment nombreux, voire se
laisseront aller. C’est dans ces groupes tenus à l’écart de la chasse à la
« proie » que les structures organisatrices, discipline, obéissance
perdront de leurs efficiences. C’est des difficultés inhérentes de ces groupes
à vivre leur mise à l’écart que se développeront toutes les formes de
transgressions, et ils les répercuteront sur ceux qui les partagent ou naissent
dans leurs conditions. Et chacun peut comprendre que l’on peut leur apprendre à
chasser, s’il n’y a pas de « proie » disponibles, ils chercheront toujours
à aller prendre celles des autres qui s’en défendront.
C’est en cela que la
délinquance est culturellement transmissible.
l’humain n’est donc pas bon ou mauvais se ne sont que des appréciations morales faite pour nous sortir du cloaque (lire mon article du rat jusqu’à moi)
cordialement.