Où sont passés tous les posts supprimés ?
Je remets ça...
Tout en étant contre toutes les prisons vestimentaires, je considère que le battage orchestré sur ce problème est une manière de nous détourner de la crise économique que nous vivons et de la faillitte des élites
On nous donne un os à ronger et un motif de nous chamailler. ...ça occupe et ça détourne les colères
On peut, et on doit, considérer la burqa
comme une régression ; on peut, et on doit, dénoncer la fraude massive
qui a marqué l’élection présidentielle iranienne. Mais on peut le faire
sans tomber dans l’amalgame, ni considérer que nous sommes entrés dans
une troisième guerre mondiale contre l’islam ou que nous devons nous
unir contre « le fascisme islamique ».
Notons, dans le débat sur la burqa, un éditorial raisonnable sur LeMonde.fr, « Burqa en débat » (26 juin) :
« Adopté par les franges les plus conservatrices des sociétés
musulmanes dans le monde – et par quelques milliers de femmes en
France, semble-t-il -, le port du voile intégral ne peut se prévaloir
d’aucune justification, ni du Coran ni de la tradition. La
dissimulation radicale du corps féminin dans l’espace public soulève
donc bien un problème d’égalité, de liberté et de dignité de la femme.
Mais ce constat posé – et justement posé –, que faire ? Le chef
de l’Etat a prudemment demandé au Parlement de répondre à la question.
Et en décidant, le 25 juin, de créer une mission d’information sur le
sujet qui aura au moins six mois pour proposer un rapport, l’Assemblée
nationale s’est, non moins prudemment, donné le temps de la réflexion.
Sans s’enfermer, a priori, dans l’hypothèse d’une loi.
Prohiber par la loi le port de la burqa
ou du niqab soulèverait, en effet, deux questions plus qu’épineuses.
D’une part, au nom de quel argument ou de quel principe interdire à des
femmes majeures une tenue vestimentaire, quelle qu’elle soit, dans
l’espace public, sauf à confondre le législateur français avec une
assemblée d’oulémas ? Ce qui a été décidé pour les établissements
scolaires, précisément parce qu’il s’agissait des jeunes et de l’école,
trouve, là, sa limite. D’autre part, sauf à imaginer une détestable ou
ridicule police des mœurs, comment appliquer une telle interdiction, si
le choix en était fait ? Beaucoup plaident avec énergie pour un islam
moderne et tolérant. Ils ont raison. Il faut convaincre plutôt que
légiférer. »
Une caricature du dessinateur suisse Chappatte publiée dans l’International Herad TribuneBurqa to be banned in France », illustre l’absurdité d’une éventuelle loi. du 26 juin, «
Un des arguments les plus souvent repris par ceux qui défendent une
loi est que les hôtes de la France, ceux que nous accueillons, doivent
se soumettre aux lois de la République. Ou alors, qu’ils s’en aillent !
Drôle de conception, quand on sait qu’une grande partie de ces hôtes
sont des Français, certains même des Français de souche. Mais, à
supposer même qu’ils soient tous naturalisés, proposerons-nous, comme
en 1940 sous Vichy, de déchoir ces femmes (et seulement elles) de leur
nationalité, sous prétexte qu’ils ont, comme le disait l’extrême droite dans les années 1930 de tous ces métèques, un « faux nez français » ?
Enfin, comme il fallait s’y attendre, cette nouvelle sortie du président Sarkozy sur la burqa
soulève une incompréhension totale chez de nombreux journalistes du
monde musulman, journalistes de toutes tendances, comme le prouve
l’article de Dawood Al-Shiryan dans le quotidien Al-Hayat (24 juin) ou celui de Mazin Hammad dans le quotidien de Qatar Al-Watan du même jour.
Je ne reviendrai pas ici sur le problème de l’égalité hommes-femmes qui est le prétexteprétexte pour oublier la situation des autres femmes."
avancé pour une nouvelle loi. Juste pour rappeler que, dans notre pays,
nous sommes loin de l’égalité, que les femmes, aussi bien les
« Françaises de souche » que les autres, subissent de nombreuses
violences et discriminations qu’il faut combattre sans défaillance...."