leur produit n’est pas un ordinateur car il n’a ni écran, ni logiciel
Le problème est comme vous dites qu’il faut les croire sur parole.
Pourquoi les Etats ne se mettent-ils pas d’accord entre eux pour définir une norme ouverte pour les machines à voter, la concurrence se faisant alors sur la machine physique mais l’ouverture garantissant que la machine peut être vérifiée par celui qui connaît la norme ?
Oui, pourquoi ne va-t-on pas plus loin avec les machines à voter ?
En fait la raison n’est pas du tout technique. On maintient le statu quo parce que ça arrange les gros partis.
En effet vous devez savoir que l’impression des bulletins de vote est à la charge de celui qui présente un candidat ou une liste, avec un remboursement pour tous les candidats dépassant un certain seuil (3% aux Européennes, pour les autres je ne sais pas). Du coup les gros partis peuvent se permettre d’imprimer des bulletins au format A4 (et peu importe l’e gaspillage occasionné) alors que les plus petits se contenteront d’imprimer du A5 (minimum légal) en quantité limitée faute d’argent.
Si on voulait vraiment faire un système qui avantage tout le monde, à défaut de machine à voter on pourrait par exemple conserver le principe de l’urne transparente mais remplacer les bulletins en 10 exemplaires par électeur par une imprimante : vous entrez dans l’isoloir, vous pressez le bouton, un bulletin sort, vous le mettez dans l’enveloppe et ensuite dans l’urne.
A la clé, économie de papier considérable mais transparence conservée.
Mais bon c’est tellement plus simple de continuer à opposer systématiquement partisans du papier et des machines à voter que de réfléchir un tant soit peu...