Cet article est une curiosité.
Je me demande à quel lecteur il est destiné. On dirait presque l’extrait d’un journal intime ou d’une correspondance entre 2 amis.
Quoi qu’il en soit, je me permets quelques remarques.
L’arnacho-syndicaliste est une chimère.
Par définition, un anarchiste est individualiste. Il n’a ni dieu, ni maître et par conséquent pas de représentant. S’il agit au sein d’un groupe, cela ne peut être que pour un objectif précis. S’il s’engage, cela ne sera que pour une courte durée.
Un syndicaliste au contraire, ne conçoit l’action qu’en commun avec d’autres partageant les mêmes valeurs. Le syndicat n’existe que parce que les syndiqués le font exister sur le long terme, que d’autres s’y rallient et s’engagent sous l’autorité d’une direction élue ou cooptée.
Quant à F.O. , les buts poursuivis par sa création ne sont plus secrets depuis longtemps. Les fées pécuniaires qui se sont penchées sur son berceau s’appelaient CIA et Patronat. Le but était d’affaiblir la CGT trop puissante à l’époque et à travers elle, le parti communiste.
C’est assez cocasse d’évoquer la succession d’un père par son fils dans une organisation soi-disant anarchiste.
Ces quelques remarques n’enlèvent rien au respect que j’éprouve pour des personnes capables de s’engager dans un mouvement collectif oeuvrant pour améliorer le sort des plus faibles. Y compris à F.O. dont les membres ne savaient pas, pour la plupart, qu’ils n’étaient que des pions dans le grand jeu politique.