Je suis d’accord avec vous sur le fond de l’article.
Mais je voudrais relever une erreur sur la compréhension de la doctrine catholique et prouver au passage que l’on peut avoir fait des études de lettres classiques, d’histoire et de sciences politiques puis 34 ans d’enseignement secondaire et supérieur sans pour autant être préservé de l’ignorance...
Vous dites :
« Oui, l’appareil ecclésiastique hait le sexe. Il n’a selon lui qu’une obligatoire et triste fonction procréatrice. Oui, le plaisir sexuel, la fameuse luxure, est le péché suprême qui détourne de Dieu et dont les anciens questionnaires de confessionnaux inventoriaient avec gourmandise et un luxe de détails les plus subtiles facettes. »
C’est faux.
La doctrine catholique ne condamne pas le sexe, le plaisir sexuel non plus.
La sexualité est considérée depuis 2000 ans comme moralement bonne par l’Eglise catholique lorsqu’elle est pratiquée dans le cadre du mariage. Dans ce cadre précis du mariage, sa fin première est la procréation (« croissez et multipliez vous »), sa fin seconde est le bien des époux (leur union charnelle comme accomplissement corporel de leur union matrimoniale définitive et totale, plaisir y compris). Fin seconde ne veut pas dire fin secondaire.
Logiquement, toute sexualité qui se situerait hors du cadre du mariage (concubinage, rencontres ponctuelles, etc...) ou de ses fins (recherche du plaisir uniquement pour lui-même, fermeture totale à la procréation) est condamné.
Mais dans le mariage, je le redis, le sexe est considéré par l’Eglise comme faisant partie du projet de Dieu pour les hommes, donc bon, à tel point que le mariage d’un couple qui n’aurait pas de sexualtité est susceptible de reconnaissance en nullité (c’est à dire reconnu non valide après coup, on dit parfois de manière excessive « annulé ») devant les autorités ecclésiastiques.
Merci donc à l’auteur de se documenter un peu avant d’écrire ce genre de bêtises...