L’auteur connait bien son sujet. L’Islam est effectivement une
religion de la famille. Le paria de la
société musulmane est l’enfant sans famille. Tout le système de la
Hchouma est construit pour éviter l’apparition de cet être hors social.
Je suis d’accord avec cet aspect qui montre un système patriarcal
différent de celui que nous connaissons en France et ailleurs. Du coup
on comprend la difficulté des changements de civilisation, de culture. Ce qui ne signifie pas impossibilité.
Que le mariage musulman ne soit pas une institution religieuse mais
un contrat souple est positif mais c’est la question de la virginité au
mariage qui fait problème. On voit dans plusieurs pays l’accuité de ce
problème.
Hchouma, « honte », « scandale », « atteinte aux bonnes mœurs ». On
retrouve ce thème dans d’autres religions. Mais dans certains pays
cette conception apporte un « accommodement » au service des "crimes
d’honneur" lorsque la question de la virginité ou de l’adultère
intervient.
"Les tables sont séparées, mais peuvent être dans la même
pièce". Dans le pays voisin qui est de culture proche j’ai vu dans certaines villes les hommes sur la place de la ville et pas de femmes. Elles sortent peu. Le
sexo-séparatisme est plus fort que l’auteur ne l’indique. Le fait que
les rôles masculins et féminins sont bien différenciés favorise cette
séparation. Mais il y a 50 ans en Grèce comme en France les femmes n’entraient pas dans les bars.
« La sorte de féminisme, différent de celui de France » porte à mon sens sur le
pouvoir d’influence des femmes dans la famille. On voit moins dans les
propos de l’auteur que les mères viennent parfois au secours des maris
dans les rôles de maintien sévère de la culture de la famille.
J’ai remarqué aussi (en Algérie) une forte tendance à confondre juif
et sioniste . Effectivement la cause palestinien est importante dans
tout le Maghreb